25 Dec

La Cyclogalère Team vous souhaite un Joyeux Noël

et une Excellente Année 2012, cette fois, depuis la Belgique !

La "cyclogalère Team" le deseo un Feliz Navidad y Feliz año Nuevo desde la Belgica!

 

" Quoique tu rêves d'entreprendre, commence-le. 

L'audace a du génie, du pouvoir, de la Magie."

Wolfgang

10 Aout

Timing is running out....

 

C'est depuis le sol belge que nous vous écrivons cette news, exactement 8 mois après notre départ ! Et oui depuis samedi midi, nous avons rejoint notre bonne vieille Belgique, son temps nuageux, ses travaux et déviations interminables et son peuple à l'accent prononcé (et oui que voulez-vous à force de trainer avec des français :-) et surtout son clavier AZERTY auquel on doit se réhabituer !! Mier...coles !!!
Mais avant de vous faire un récapitulatif de notre aventure de 8 mois où vous risquez de terminer avec un mouchoir en main à l'idée de ne plus nous lire ;-), revenons, une dernière fois, si vous vous le voulez bien, quelque peu dans le passé, à l'époque où nous gambadions encore insouciantes sur le sol argentin sous des degrés négatifs....

  

Arrivées à 1h30 à Cordoba, nous ferons une visite by nigth on a bike pour trouver une auberge pour la nuit... les prix ayant doublé avec la Copa, nous ferons un replis stratégique "safe money" au terminal... Le lendemain, nous serons accueillies par des potes d'Alejandro, cycliste argentin rencontré à la Paz avec qui nous ferons une journée à vélo.

Nous réaliserons ensuite une boucle autour de Cordoba en compagnie de 4in durant une semaine...   L'occasion de faire un dernier 1000 m de dénivelé et surtout de belles rencontres: Marcelo, homme à tout faire dans le monastère des frères franciscains et capuchinos qui nous hébergera dans l'atelier garage, nous apprendra à faire des empanadas, nous offrira des cuillères en bois faites de ses mains, un bon 5kg de noix, une confiture maison, des oranges,...  ! Plus loin, nous serons accueillies par la spitante Soeur Pépita avec qui nous parlerons entre autre politique ! Nous passerons aussi à la tv locale qui retracera notre périple à vélo et notre projet humanitaire, les idées sont bien passées malgré notre terriPPP accent  !!!

Mais voila, déjà fini l'expé vélo, notre timing serré nous oblige à nous transformer en backpackers... L'objectif des 5000 km est atteint smiley !!

Nous laisserons nos verde mountain bike en gardiennage chez des connaissances à la famille Rouxhet vivant dans le grand Buenos Aires.

C'est alors qu'un bus, à la sélection de film ultra pourrie, nous emmènera, en 17 heures, aux portes des chutes d'Iguazu... Nous arrivons au petit matin après une nuit chaotique surtout pour Ga où son système digestif lui fera comprendre qu'il est déjà en manque de vélo et d'espace à l'air libre.  Nous descendons dans une petite ville mignonne ultra touristique au climat semi-tropical, un petit souvenir de l'Amérique centrale...
4IN nous arrangera de son plus bel espagnol un transport jusqu'aux chutes du côté argentin ( et un cachet de plus dans le passeport, la frime... ToTAAALe ) pendant que je platifie du coca ( trop sympa les potes) afin que Ga tente de se remettre du trajet...
Bien aimable, le gars de l'agence de transport  nous permettra de laisser nos bagages... Nous voila installées dans le car depuis 5 min que nous nous rendons compte (merci cath)  que le passeport de Ga est resté dans son sac, à la station de bus.  Par une entourloupe du chauffeur, elle nous rejoindra sans soucis à la frontière avec le Brésil... OUFF

 

Nous voici (enfin) dans le parc naturel du côté brésilien qui renferme ces fameuses et mythiques chutes ! Après avoir cassé la croûte, nous nous "aventurons" sur un sentier bien bétonné en direction des chutes.  Le premier mirador est en vue, mais quelle déception....nous n'apercevons qu'un gros nuage de brume qui recouvre tout le site !!! Heureusement, pleines d'espoirs, la vue s'ouvre peu à peu devant nous, la brume se dissipe laissant place à un spectacle époustouflant !  Le site est à la hauteur de sa réputation, tout simplement une merveille du monde (pas nécessaire de se battre sur le chiffre)... Le spectacle est grandiose et on ne se lasse pas de regarder et d'écouter ces centaines de cascades qui coulent sans fin. 

Pour vous donner une idée, le débit des 272 cascades qui constitue le site d'Iguazu est équivalent au remplissage de 60 piscines olympiques (longueur 50 m) en 1 minute !!!! Ça dégage donc bien !

 

Deuxième jour, nous nous rendons du côté argentin... le circuit est plus long et nous offre des vues spectaculaire sur différentes cascades... Nous aurons même la suerte d'observer un ptit serpent se faufilant dans les branches dd'un abre à moins d'un mètre! Nous finirons le parcours en beauté par la gorge du diable.  Formant une large cuvette, les eaux de dizaines de cascades se rencontrent au fond donnant l'effet d'une géante marmite en ébullition !

Sur le chemin du retour, les yeux de lynx de Ga repérerons el Tucan Grande et son bec incroyable ! Quelle journée de rêve sur ce petit bout de paradis terrestre, si ce n'est la légion de coatis semi-apprivoisée qui est venue nous piquer un morceau de pain !

Nous quitterons Iguazu le lendemain sous un orage du tonnerre ;-) pour rejoindre San Ignacio et sa manzana jesuita.

Suite DES last aventures plus que très prochainement !

Au plaisir de vous lire, de vous voir, de vous entendre !

La cyclobelgium team

Steph y Ga

19 Juil

En route pour la dernière ligne droite à tendance montante


Nous voila à la Cumbre, dernière semaine de vélo du voyage en compagnie de Cath.  La pauvre, on lui en fait voir de toutes les couleurs.... On lui a réservé un beau petit chemin de terre sillonnant dans les montagnes avec pas moins de 1000m de dénivelé pour son deuxième jour....

Mais revenons un peu en arrière où nous venons de passer 15 jours en compagnie de 2 cyclistes français, Math et Auré...

http://guidonsnotrehorizon.jimdo.com/nous-suivre/amerique-du-sud/argentine/ pour quelques photos

Petit résumé, 8 jours de vélo d'affilé sans douche (Vive les lingettes), tôle ondulée, vent, froid, descente de 100km sur asphaltes empanadas, tortillas parties de cartes, nuit dans des endroits insolites et pour finir, nous avons roulé les 186 km qui séparent Salta de Cafayate, dans une magnifique Quebrada, en compagnie de trois autres français, Thomas, Alex et Max.  Record battu, 7 cyclistes sur la route, bien pratique pour fendre le vent de face...  Évidemment, on a profité des 5 mecs pour ne pas devoir faire la locomotive.....

 

 

  

 

2 jours seules jusque Cordoba où nous passons par le col del infernillo (petit enfer), 3h53 pour 33km de subida avec plus de 1000 m de dénivelé sur un asphalte merdique, a coté de nous les cyclistes du tour de France paraissent de vrais lopettes.... Au moins, nous avons la chance de ne pas nous faire renverser par les voitures des médias... bien qu'on se fassent flachouiller par les argentins en vacances....

A notre arrivée à Cordoba, nous nous sommes fait magistralement acceuillir dans une tienda de bicicletta par 2 mécanos, super fan de football (l'argentine a perdu la copa america ce soir-là!!!) et de BBQ.  Ils nous ont donc préparé une piece de viande entre cote de cancho, sublissiment bon et dont nos papilles se souviendront encore longtemps tant la viande fondait sur notre langue...

Ils ont meme preté un velo gratis à Cathouille pour sa semaine en notre compagnie....  Vélo tip top mais à la selle vraiment fine.... Même le cuissard DECATHLON  ne suffira pas.....  elle vous racontera ;-)

Objectif des 5000 km bientôt atteint... dans qlq jours, nous prendrons le bus pour les fameuses chutes d'Iguachou en seulement 17h de car, nos selles vont déjà nous manquer....

 

Besitos à todos 

5 Juil
                               Month Minus UNO - Argentina
 
 
 
Hola a todos,
 
Nous enlevons nos gants de lamas pour vous écrire ce ptit mot.... Nous avons quitté la Bolivie en pensant trouver un peu de chaleur en Argentine mais , pas de bol, nous pédalons en plein vent polaire antartique qui sévit depuis le début du mois dans ces contrées andines. 
L'Argentine bat ses records de froid avec même de la neige à Buenos Aires alors que nous parcourons justement le country.  Pour vous donner une petite idée, notre nuit la plus froide sous tente, à côté de la laguna Pozuelo aux alentours de 4000 m d'altitude, a avoisiné les - 20 degrés. Au réveil, du gel sur les sacs de couchage et à l'intérieur de la tente, les bouteilles d'eau complètement gelées et le bout du nez en gelure.  Le temps de se réchaucher avec deux casseroles de thé, toutes nos couches sur nous, les pieds emmitoufflés exposés au soleil, il était déjà 11h quand nous avons mis les voiles !
A Tupiza, dans le sud de la Bolivie, nous avons fait la rencontre de 2 french guys ( premièrement vu au salar, sorti de la jeep pour nous demander si nous avions un problème technique) et nous décidons de faire route ensemble. 
Cela fait donc une semaine que nous roulons en cuatuor pour vaincre, les vents de folies à en bouffer la poussière, le froid, les montées et les descentes aussi ! Nous avons donc avalé près de 400 km en leur compagnie, quelques parties de wisth, des douzaines d'empanadas et des glaces royales ainsi que des nuits bien froides dans des endroits à l'abri de la tempête !
Prochain objectif, Cafayate et ses quebradas, en croisant les doigts que le vent froid nous laisse un peu de répis !
Dans un mois, jour pour jour, nous serons assis dans un avion en direction de notre bonne veille Belgique (tjs sans gouvernement ), d'ici là nous profitons un SUR-max du bon pain argentins, de leurs spécialités et de l'ambiance froid-neige-noël sur nos bicicletas !!!
 
Que le vaya muy bien y hasta MUYYYY pronto!!
 
Besitos
 
Steph y Ga les cyclofrigorifiées
 
25 Juin

Hola todos,

 

Nous voici à Tupiza après 4 jours de Up and Down sur une piste en tôle ondulée... sillonant entre les quebradas ! Paysages magnifiques, haut en couleurs ! Nos seuls compagnons durant ces quelques jours, furent les lamas, moutons, chèvres, et à l'occasion, un ouvrier en "pause" le long de la route.

Mais pourquoi Tupiza nous direz-vous et non le fameux Sud lipez ?

Après notre trip de 4 jours sur le salar d'uyuni, l'on se dit que pousser nos vélos sur les pistes sablonneuses et passer des nuits froides à 4900m ca n'allait pas trop le faire.  De plus, un chauffeur de 4x4 nous averti des tempêtes de neige qui font rage pour le moment dans les lagunas et qui bloquent le paso jama, route vers l'argentine...

 

Pas de regret, la route vers Tupiza était splendide et nous avons eu notre part d'aventure !

Troisième nuit des plus venteuses à l"abri" dans une ruine, nous avons du amarrer les tendeurs à de grosses pierres pour éviter de partir en orbite ! Du coup, le réchaud est resté dans son sac et nous avons mangé des crackers à la confiot en guise de souper !

Nous sommes à présent dans un décor du far-west canyon USA ! Nous sommes à deux jours de la frontière avec l'Argentine et le compteur affiche 3521 km !

A nous lles bons steaks d'Argentine !!

A plus sous d'autres latitudes,

 

Steph y GA

25 Juin

NEWS ECOLES

Salut les ptits potes,

Alors bientôt en vacances ?

Nous sommes à deux jours de la frontière avec l'Argentine, dernière ligne droite avant de reprendre l'avion pour la Belgique !

A Sucre, capitale juridique de Bolivie, nous avons suivi les traces d'énormes dinosaures de la famille des diplodocus.  Il s'agit du plus grand mur du monde contenant des traces de dinosaures ! Mais savez-vous que celui-ci est à la verticale ?!! Comment cela se fait-il ?

Ensuite, nous avons passé 4 jours splendides sur le salar d'uyuni où l'on s'est même un peu perdues malgré la carte et la boussole...

Savez-vous comment s'est créé le salar ?

Nous avons hâtes de vous revoir en septembre, d'ici là passez de bonnes vacances !!

 

Abrazo

 

Steph y Ga

 

13 Juin

Salar de UYUNI J- 2

Nous avons fait les courses ce matin pour affronter cette expédition ! Nous sommes donc parées pour survivre aux grands froids, au salar innondé, aux petits dénivelés sympathiques , à  la piste pourrave,  aux  insomnies  d'altitudes !  Pour recharger nos batteries : de la soupe pour tous les goûts, des noodles, de l'avena et du bon lait en poudre ! Papilles gustatives préparez-vous, cela va être un vrai régal ! Sans compter les 14 litres d'eau pour tenir 2 jours en totale autonomie !

A nous les ciels étoilés de mille feux, les nuits sous la tente bien au chaud (enfin on l'espère) dans le duvet à compter les lamas ...

Cela s'annonce bien dur mais aussi super WAAAAAW !

Prochaine connexion depuis l'ARGENTINAAAAAAAAAAAAA

Hasta luego amigo !

Steph y Ga les cycloboliviennes

 

9 Juin

Un petit supplément photo de ce fameux Machupicchu...

 

     special Elo !

 

   l'air...

3 Juin

 

My Birthday

Une petite grass' mat jusque 8h, des pains perdus pour le petit-déjeuner, une petite discute avec nos nouveaux amis français voyageant en camping car depuis 16 mois.  Et nous voici parti à 11h du matin, hum hum pas très sérieux tout ça !

Nous débutons par un bon 12 km de côte, une petite descente d'espoir mais après deux kilomètres, ça recommence de plus belles!  Au total 65 km dont une trentaine de côte avec vue sur le lac Titicaca et la Cordillera Real !

Vers 17h, le soleil commence à jouer à cache cache avec les montagnes et le froid se fait sentir. On arrive dans un petit pueblo au milieu de nulle part!  Pas d'hospedaje, pas d'église.... Notre choix se porte alors sur  un petit hôpital de campagne, ça vaut toujours mieux que le camp militaire juste à coté!

Nous sommes accueillies par un médecin cubain.  La directrice n'étant pas là, il décide de nous accueillir en catimini.  Cette dernière étant appelée la "BRUJA" càd la sorcière, mieux vaut ne pas lui demander son avis pour éviter une réponse négative!!!! Nous passerons donc une partie de la soirée cachée dans une pièce en train d'écrire notre roadbook à la lampe frontale !!! Au taquet de chaque bruit pour être sures de ne pas être découverte!!!  Notre ami cubain, super fan de son pays, nous offrira une mandarine et un vert de yahourt à la fraise en guise de souper ! Après une intense discussion sur la politique de Cuba et sur l'état critique de la santé en Bolivie, nous nous emmitouflons dans nos duvets! Extinction des feux 20h30!
Feliz comple !!!!  Réveil 5h30 pour quitter les lieux sur la pointe des pieds sans éveiller les soupçons de la Brujas!!!! Direction La Paz, capitale la plus haute du monde, waououw!!!!

PS: Merci pour vos petits mots pour mon annif, ca m'a fait bien plaisir!!!!

 

29 Mai

HOla chers lecteurs,

Nous revenons du fameux et mysterieux Machupicchu ! Il n'a pas usurpé sa réputation internationale ! Ce qui lui fait valoir un prix international mais qui valait la peine... Lever 3h45 du matin pour une échauffement de 45 min d'escaliers bien raides pour atteindre l'entrée du site ! OUff nous sommes dans les 400 premiers ( 43 ème pour être précis), nous avons donc droit à un beau "stamp" pour l'accès privilégié au Wayna Picchu, la montagne qui domine les lieux... Nous arrivons au bout de notre vie en haut mais waaaw le site est superbe et il n'y a pas encore l'invasion de touriste ( jusqu'à mille en haute saison) ! On en profitera pour faire une petite séance photo avec les lamas des environs ! Ascension du Wayna où l'on lunchera à son sommet !
Aprèm découverte du site de fond en comble, impressionnant ces ptits incas, ils dominaient parfaitement l'art de la pierre.   Un ptit détour par le pont des incas, construit sur une paroi à la verticale, de vrais grimpeurs aussi ! C'est sùr il ne fallait pas avoir le vertige pour emprunter leurs chemins !
16h30, nous entamons la descente vers Aguas Calientes ( horrible petite ville à l'attrape touriste mais incontournable pour accéder au site), nous attendrons bien au chaud dans le resto le moins cher le train du retour de 21h30 ( on aura même la chance de pouvoir regarder Gladiator en spanish)! Nous arrivons à 23h à Ollantabamba (terminus du train), petite ville charmante entourée par les ruines et les montagnes, extinction des feux dans un petit hostal familial très sympa, à minuit !
Une expédition bien intense et un réveil bien douloureux avec des courbatures dans toutes les fibres musculaires des jambes, ah c'est EP ! Comme quoi la rando et le vélo ca fait pas travailler les muscles de la même facon !

Retour à Cusco oú nous apprenons que la frontière avec la Bolivie ( au niveau du lac titicaca) est fermée, grêve des miniers (depuis 3 semaines) et mécontentement de la population qui brûle les institutions publiques ! A l'approche des élections péruviennes, on sent que la tension monte dans cette région!

Mais voila qu'hier, notre contact à PUno, Max de la casa de ciclistas, nous informe qu'il y a une trêve de deux jours et que les routes et frontières se réouvrent pour une courte période...  Nous décidons de tenter notre chance... Etant encore à 500 km de PUno, nous ferons un ptit saut de puce en bus !

Sortez les grigris, porte-bonheur, prières, incantations, nous y arriverons !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

A très bientôt, peut-être from Bolivia cette fois !

ABrazo

STeph y GA

18 Mai

nb . un petit suppl'ement photos sur la news Perou ! 

Chers lecteurs,
 
Cela fait un petit temps que nous n'avons pas pris le temps de poser nos bicyclettes et de vous faire par de nos dernières aventures ! Voici donc un récit condensé des dernières péripéties de ces dernières semaines... 
 
Tout d'abord, le plus important : nous allons fort fort bien et profitons de chaque jour dans ce Pérou qui décidément n'a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs, les odeurs, les saveurs, les paysages les plus fous et les plus rêvés...
Nous sommes á 3100 m dans l'incroyable sierra blanca du Perou ! Au menu : Pics enneigés, air frais, rando en montagnes et meme un peu de grimpette!  Oui Oui, c'était au moins du 3b et parfois sur glacier en plus ;-) ! MMMh qu'est ce qu'on aime cette ambiance ! 
Il nous aura fallu 5 jours pour venir á bout des 3100m de dénivelé.  Le trajet nous a d'ailleurs réservé quelques belles surprises: désert aux montagnes recouvertes de sable,
 
 
 
 
        
 
 une trentaine de tunnels de pierres du cañon del Pato, cascades, montagnes de toutes les couleurs,... Mais ce fut non sans difficulté sur les routes rocailleuses et poussiéreuses á souhait pour le plus grand plaisir de nos articulations et de nos poumons! 
               
 
 
 
Nous sommes enfin  arrivées á Huaraz, ville située au pied de la Sierra, après une nuit de camping sauvage á la "Piedra del Diablo".
 
 
 
 
Petit bosquet entourées de cultures irriguées avec vue sur le plus haut pic de la chaine, le Huascaran ( 6768 m ! ) Un vrai ptit bout de paradis !! On a même eu droit á partager un petit match de Volley très sympa avec les locaux! 
 
 
 
 
Hier journée plus relax où nous avons tout de même marché 3h pour atteindre le mirador de Rataquenua, endroit idéal pour se poser au soleil, manger un petit bout tout en profitant de cette incroyable vue sur les glaciers.
 
 
 
Aujourd'hui, trekking d'un jour á 4450 m pour atteindre la laguna de Churu ! Sentier et azimut très sympa le long d'une cascade, laguna aux eaux transparentes avec vue sur le glacier (qui recule chaque année de manière dramatique! )
 
                                 
 
Retour dans les marécages où nos chaussures ont fait connaissance avec la boue andinne, ensuite nous avons accompagnés un troupeau de moutons, de cochons et d'ânes et leurs bergères bien chargées surmontées de leurs beaux chapeaux, avant de reprendre le combi pour Huaraz.
 
                                    
 
 
Nous faisons route avec un couple de canadiens, Katya et Yves rencontrés á la casa de ciclistas á Trujillo où nous avons passé deux jours avec une douzaine de cyclotouristes !
        
Durant ce court séjour, un cyclotouriste mexicain en partance pour le nord, s'est fait attaquer et tout voler par un mototaxi et 3 hommes avec des couteaux.  Avec chance, il a pu tout récupérer avec l'aide de la police en prenant les malfrats sur le fait. Les 12 cyclotouristes avec Lucho, le gérant de la casa de ciclista, se sont donc mobilisés en avertissant la presse et en allant rendre une visite au général de la police.  
          
 
Malheureusement, les 3 détenus ont été libéré après seulement 24h de détention et sans aucune amende!  Ils peuvent donc continuer á voler les cyclotouristes en toute impunité!  Corruption, Corruption toujours ce même doux refrain qui nous revient á l'oreille dans chaque pays que l'on traverse...
Mais terminons sur une note un peu plus positive!  Même si le sablier du temps ne cesse de s'écouler,  il nous reste encore plein de merveilleuses choses á découvrir, de personnes á rencontrer et de moments magiques á partager! C'est pourquoi, on essaie de profiter de chaque instant dans ce Perou incroyable en vivant á  100 á l'heure pour ne rien regretter!  Chaque soir, notre lit nous tend les bras et Morphée nous attire très rapidement dans son lointain royaume des rêves.... 
Il est temps d'ailleurs temps de vous quitter pour aller rejoindre notre lit douillet! 
Saludos a todos,
 
Steph y Ga les cyclohuaraziennes ! 
3 Mai

NEWS PEROU

Salut à toi lectrice, lecteur et/ou aventurier,
  
Nous avons bel et bien quitté Vilcabamba et ses touristes pour rejoindre le nord du Perou et ses grandes vallées into the wild.  Autant vous dire que nous n'avions plus croisé une bouille de blanc bec depuis un ptit temps à l'exception de nos amis flamands fumeur de clop!  Ces derniers jours à vélo ont été exceptionnels avec des paysages à couper le souffle: rizières labourées par des boeufs, montagnes couleur feu, de grandes étendues au milieu d'une vallée traversée par un fleuve et entourée de montagnes gigantesques...

Mais revenons quelques jours en avant, si vous le voulez bien et si votre timing d'européen vous le permet,...

Fin Avril : Ecuador sud :


Nous roulons tjs plus au sud de l'Equateur bravant les flaques de boues ( les chaussures de Ga s'en souviennent encore), les montées à la pente quasi à la verticale (nos jambes en gardent un souvenir très frais), les gouttes de pluies, les moscos qui nous bouffent dès que nous sommes à l'arrÊt, les vautours qui nous guettent comme des proies ...


 
Nous parcourerons nos derniers moments à vélo dans les montagnes d'Equateur via un chemin de terre qui monte dans les hauteurs nous laissant une dernière image incroyable de ce beau pays !

  

Le pueblo "las Balsas" à la frontière est très très tranquille.  Un "policier", nous recoit torse nu habillé en footballeur dans son pseudo-bureau et nous fera un beau cachet de sortie... Nous devrons attendre, tout en dinant, l'ouverture de la douane péruvienne.  Ensuite un aller-retour de la douane au bureau de police et hop nous avons un "visa" pour 90 jours...
De là, nous rejoindrons la ville animée de San Ignacio (hep Ignace tu es hyper connu en Amerique latine) remplie de tchouk-tchouk tunés qui roulent dans tous les sens, de vendeurs, de motos, de voitures ancestrales,... Nous aurons la chance de dormir ds la paroisse de la ville avec douche et toilette svp...
 

Perou, oh grand Perou, nous voici, nous voila...
 
Notre premier vrai jour au Pérou commence sur des chapeaux de roues, après 5 km de montée douce ( waaw quel changement ! ) nous nous laisserons presque aller le reste de la journée en descendant vers la vallée.  La chaleur nous le confirme, on quitte les hauteurs pour un retour à des altitudes plus basses et tous les petits détails qui vont avec : moustiques, malaria, dengue et chaud chaud sur le vélo ! Le paysage est superbe, une piste de terre-cailloux nous ballade  le long d'une rivière.  Nous y verrons, pour la première fois de notre vie, des rizières ! On se croirait dans une carte postale 3D.  C'est très impressionnant comme agriculture et quel travail pour les paysans ! Au compteur 71 km, waaw cela faisait longtemps que nous n'avions plus dépassé la barre des 50 km.
La Municipalité de Tamboramba nous ouvrira son local pour la nuit.  Nous cuisinerons nos pâtes sous l'oeil attentif d'une dizaine de villageois, enfants et adultes, qui commentent tous nos faits et gestes : " ils mettent du sel dans l'eau", "elle coupe un poivron, oui je crois que c'est un poivron".  Une nuit dans la chaleur mais à l'abri des moustiques grâce à notre giga moustiquaire !
 

2nd day : Sol, soles
 
Nous prendrons notre petit déjeuner pour 1 dollars (3 soles) dans un comedor typique où des tranches de viande sèchent sur un bois à l'entrée.  Ici, la nourriture ne coute vraiment rien.  Cela illustre le niveau de vie assez bas dans lequel vit la plupart des péruviens de cette région ! Les maisons sont faites avec des briques de torchis, recouvertes d'une sorte de pseudo plâtre.  Les élections présidentielles étant pour juin, chaque maison indique sa préférence politique par le symbole qui le représente : un chapeau, un arbre,... Ainsi il est compris de tous !
Nous avons retrouvé l'asphalte sur qqls km pour nous rendre aux portes de la ville chaotique de Jaen.  On organisera une woman expédition jusqu'à la ville, alors que Bart surveillera nos vélos, pour prendre de l'argent, trouvé une carte du pays (que nous n'avons tjs pas),....  Deux policiers trop curieux et corrompus (ils arrêtent les voitures et demandent une taxe de passage à chacun) piqueront deux paquets de biscuits aux flamands, voudront savoir si la montre de Ga est en or, et ce que contient le sac de la pharmacie de Steph.  Celle-ci leur répondra de but en blanc, privado!!! Tout supris, ils s'en iront dans leur belle voiture...
Après ces emplettes, nous rejoindrons la piste qui nous emmenera tout droit à un large rio.  Nous le traverserons en barque pour 1.5 soles chacun et découvrirons un paysage tout à fait différent de l'autre côté.  Une vallée immense ouverte sur un fond de montagnes hautes et imposantes.  Une piste frite nous conduira à Reposo où nous logerons dans un hospedaje sympathique à 10 soles pour 2 ! Les prix au Perou sont vrmt imbattables !
 

3 nd day : Le rio tjs tu suivras..
 
Il fait tjs chaud et le paysage nous renvoit l'image du Mexique, nous suivrons le rio toute la journée.  Paysages incroyables, route asphaltée, dénivelé correct, le rêve de tous les cyclistes ! La chaleur est tjs bien présente mais nous profitons de cette journée exceptionnelle...
17h30, nous sentons la fatigue dans nos jambes, nous sommes au milieu de nulle part, coincés entre les montagnes-falaises et le rio, pas de possibilité de camping sauvage sans être vu de la route.  Nous finirons, avec les 4 vélos, à l'arrière d'un camion, profitant de l'air frais et du paysages à la fois, pour terminer les 30 km qui nous séparait de la prochaine "ville":Pedro Ruiz et son festin de fruits tropicaux pour 3 francs 50 !
 

4nd day : Cocachamba
 
Nous roulerons 28 km dont 5.3 de montée archanée jusqu'au petit village de Cocachamba où nous établirons le camp de base pour nous rendre le lendemain à la troisième plus grande cascade du monde : Cascada de Gocta : 771 m de haut.  Aprèm tranquille, où nous prenons soin de nos petits vélos qui en voit de toutes les couleurs : sable, eau, boue,... Parfait comme petite demi-journée de repos...


 

5nd day : 6 to 6 100 pour 100 sport !
 
Lever 5h30, petit-déj riz et oeufs et hop on se met en route pour 2h15 de marche vers la cascade.  Le chemin longe le flanc de la montagne, la lumière de l'aurore est exceptionnelle sur les sommets... Après une serie de up and down bien prononcée, nous arriverons aux abords de cette immense cascade.  Notre réveil matinal sera récompensé, nous verrons The bird of the place, el Gallito de las Rocas, une sorte de perroquet au corps et à la tête orange flashi, observable que très tôt le matin ! WAAW il est superbe !

    

 

Pour couronner le tout, un toucan tout vert ! La cascade, au rugissement de F16, est impressionnante, l'eau arrivant au bas de celle-ci en nuages de brouillard ! Il ne nous reste plus qu'à faire demi tour pour le retour au camp de base.
12h30, on reprend nos vélos, dévalons les 5 km de pente et aurons la surprise de découvrir 50 km de route plate à tendance descendante dans une vallée fantastique ! Ouh yeah !

 

 

Lors d'une pause, Steph évitera de justesse de rejoindre le club "pate cassée de JM" en tombant dans un égout en entendant le mot glace, heureusement plus de peur que de mal.
Le paysage change de la vallée d'à côté mais reste tout aussi impressionnant ! Nous terminerons à la lampe frontale, un peu dans le stress d'arriver à ce fameux Tingo.  Il faut dire que les gens n'on pas l'habitude d'estimer un trajet en km, ils parlent en minutes de trajet en voiture, la précision est donc qql peu approximative voir tout à fait n'importe quoi.  Mais ouf, Tingo se dessine dans le noir, nous y sommes, yeahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
Une bonne nuit après cette journèe de 8h de sport, on est HS mais ce fut une journée extra... Le compteur affiche 2011 km !

 
6nd day : Kuelap...

 
Nous rejoindrons Kuelap, un site archeologique pré-inca perché sur une montagne à 3000 m, en voiture, nos mollets étant dur comme du béton, on s'évite ainsi 5h de marche !

          

Le site est beau, le brouillard montant le rendant un peu mystique... Une fois redescendu, la peau du ventre bien tendue, Ga et moi nous mettons en route vers Leymebamba, les flamands voulent siester et faire qqls réparations... ils nous rejoindront plus tard ! On se met donc en route, sous une temperature idéale ! La route longe tjs le rio mais les côtes sont plus nombreuses. 

            

Nous ferons une sympathique conversation avec une abuelita en train de filer la laine de mouton et qui dit qu'il faut rire tout le temps pour profiter de la vie ! Toute une technique ce filage...  Aprèm un peu course contre la montre vers ce village qui nous est indiqué tjs plus loin...  Nous finirons par arriver à la tombée de la nuit à ce beau petit village perché au milieu des montagnes.  Un responsable de l'Eglise nous accueillera dans une maison qui héberge 30 jeunes venus de villages reculés et sans ressources économiques pour qu'ils puissent étudier au collège.  De nouveaux spectateurs, ébahis devant nos gobelets pliables !
 
Nous voici nous voila au jour d'aujourd'hui 'a Leymebamba, en récupération de ces derniers jours bien chargés ! Au programme : visite du musée, momies et autres histoires d'horreurs...

              

et ascension vers Cajamarca...
 
Le Perou est grandiose, les gens supers aimables, nous profitons de chaque paysage et de chaque rencontre !
Le saviez-vous, la région de Amazonas dans laquelle nous sommes pour l'instant, est plus grande que la Belgique !
 
A bientot pour la suite de nos aventures au coeur del Peru ! 
 

23 Avr

Bonjour á vous chers amis,


Nous voici á Vilcabamba, dans le sud de l'Equateur... Depuis les dernières nouvelles, nous avons roulé pas mal de kilomètres et nous voici á présent bien au sud...
Le We dernier,nous avons rejoint la superbe ville de Cuenca.  Nous avons du réaliser une partie du trajet depuis Alausi en bus car le brouillard dans les hauteurs des Andes était tellement épais que l'on ne voyait plus les touffes d'herbes á 50 m.... Cette petite avancée rapide nous a permis de passer le We dans la famille d'Ely, equatorienne etudiante en tourisme qui nous a fait un tour de la ville by night, une ballade dans le splendide parc de Las Cajas et un tour dans la vallée d'à coté ! WE bien full donc et tjs aussi riche en decouverte, partage et rencontres.  Nous avons aussi eu la chance d'assister á une super compet de bloc avec les meilleurs grimpeur(ses) du pays ! Tres chouette de retourner un peu dans le monde de la grimpe et d'avoir le grimpant rien qu'en regardant.  Malheureusement trop de pluie pour aller toucher le rocher, cela attendra...  A notre arrivée, sous la drache, a Cuenca, un couple de flamand (a vélo of course) nous est tombé dessus... Nous avons rapidement fait connaissance et reprenons la route avec eux le lundi matin, sous la pluie !
Cela fait donc une semaine que nous roulons avec ces deux phénomènes, en route depuis 9 mois depuis New York svp ! Deux jours plus tard, c'est un couple d'allemands que nous rencontrons, en voyage depuis 1 an et demi, après avoir fait le tour de l'Australie en moto, il décide d'opter pour le vélo pour leur descente depuis Quito jusqu'au bout du monde ! Waaaw les courageux ! Nous sommes donc arrivés á Saraguro á 6 vélos: "fou bikers band" est notre nom de tribu ! C'est très agréable de rouler en groupe, on se sent plus fort, et en totale sécurité ! Chouette aussi de partager les expériences, les anecdotes et les bons plans pour le futur... Nous sommes entre le couple de flamand qui carbure á la cigarette, les pates bolo made in Trangia, une dose d'alcool á la peche et la photo de Jesus collée sur leur vélo.  A l'opposé, les Allemands avec leurs équipements 100 pour cent high tech, leur téléphone satellite qui envoie un sms avec les coordonnées géographiques tous les soirs a leur famille, le petit dej crêpes, le pc portable avec les courbes de dénivelés établies jusqu'en Patagonie sans oublier les 5 drapeaux German collés sur leurs vélos. Le contraste est assez drôle !
Mais revenons a nos haricots et au bici trip de ces derniers jours... En résumé :
- une route asphaltée de très bonne qualité (ce qui nous a pas empêché de crever 3 fois)
- un paysage extraordinaire, des montagnes a perte de vue, des champs escarpées
- des montées interminables en lacets où l'on espère atteindre le sommet a chaque tournant
- des descentes dans le fond de la vallée genialisismes où l'on enjoye de passer de 3 km/h a 55 km/h, où l'on a l'impression de surfer la montagne, on profite donc a fond de ces descentes même si les freins ont l'air de moins apprécier...
- une alternance d'éclaircies, de fines pluies et de drache, de brouillard, de nuages et de rayons de soleil..

Nous avons particulièrement adoré le chemin qui longeait la rivière de San Lucas á Loja... Une route de terre et pierre qui serpente le long d'une rivière bien agitée dans le fond de la vallée le long des petits villages.  Paysages époustouflants, nous aurions voulu nous arrêter tous les mètres pour immortaliser ce bout de paradis...
De Loja, nous avons rejoint le parc national de Podocarpus, qui doit son nom á la seule espèce de pins "indigènes" de l'Equateur.  Nous ferons tout d'abord 10 km dont deux d'une cote ultra pentue pour arriver á l'entrée du parc.  Ensuite, une chemin  de terre nous emmènera sur 8 km sur les hauteurs du parc.   Heureusement pour nous, les Rangers du refugio prendrons nos soutes.  Il sera donc presque easy de gravier ces 8 km, le paysage est á couper le souffle, les Andes ont vraiment impressionnantes et inoubliables !
Une soirée popote pasta, un dessert chocolat blanc et une bonne nuit sous tente dans un noir complet ! Into the wild... El dios de la pluie se déchaînera toute la nuit, il nous donnera cependant un peu de répisle matin le temps de faire deux petites ballades dans le parc.  Vers 11h30, nous reprenons nos bolides pour 18km de descentes,  trop chouette et 3 crevaisons, un peu moins chouette ! Nous arrivons dans un petit village au bas d'une vallée superbe, il ne nous reste plus que 7 km de montée pour atteindre Vilcabamba !
Nous voici aujourd'hui dans cette charmante ville, un peu blindée de touristes car nous sommes le WE de Pâques... Demain nous partons á assault des derniers monstres andiens equatoriens avant de passer la frontiére !

Nous vous tenons au courant de la suite de nos coups de pédales !

Au plaisir de vous lire !

 

Steph y Ga

10 Avr

ECUADOR, On AdOOOR

Bien cher vous tous,

Nous sommes à 3067 m d'altitude dans le village de Guamote, quelque part dans la Sierra entre Quito et Cuenca.  Nous sommes confortablement installées à l'Hospedage de Indi Sisa. Mais revenons, si vous le voulez bien, quelques jours en arrière pour mieux comprendre cette histoire...

Dimanche, premier jour de l'aventure andienne... Andrés nous facilitera la sortie du nid en nous avançant en voiture en dehors de Quito... 

Nos petits coeurs palpites tout de même, l'inconnu se trouve devant nous, il est vaste, imposant et quelque peu terrifiant.  Mais c'est cela l'aventure, un mélange d'excitation, d'appréhension, d'envie et de peur.  On fait nos adieux à l'Andrecito, gonflons nos pneus à bloc, mordons un bon coup dans un 4/4 home made et enfourchons nos vélos... Ça y est, on the road again...
Quelques mètres et déjà la première cote se profile à l'horizon... L'effet de l'altitude ne tardera pas à se faire sentir... Nos poumons ont du mal à se remplir d'air, ça fait qu'on hyperventile comme des boeufs (fin la c'est Steph qui le dit) sur ce serpentin qui nous emmène dans les hauteurs équatoriennes.  Nous avons l'impression de rouler avec les pneus à plats et d'avoir un guidon super lourd!  Mais peu importe le paysage, bien que caché dans les nuages, est splendide! Quel plaisir de rouler dans le vent frais, le Dieu de la Pluie nous épargnera lors de ce premier jour...


Nous éviterons, comme conseillé par notre ami, le centre de la ville d'Ambato... Une bretelle latérale nous fera descendre dans les profondeurs des gorges et remonter de l'autre coté de la vallée non sans mal... Nous poursuivrons notre route à travers des petits villages un peu perdu, des motels un peu suspects.... Une montée interminable, finira par nous mener, après 51 km à Huachi Grande.  Nous allons sur la place du village où se dresse l'église... Nous tenterons notre chance avec Dieu cette fois-ci ! El padre nous accueillera, avec le reste de sa famille venue en visite pour le WE, comme des reines : douche chaude, lit, tecito,... Nous aurons également la chance de goûter à un plat typique : le Cuy (qu'ils prononcent couille, imaginez nos têtes lorsqu'ils nous ont demandé si on aimait bien les cuy!) qui est en fait du cochon d'inde ! Pas mauvais du tout si on se ôte de la tête, l'image d'une ptite boule de poile toute mignonne ! 1er fois en 4 mois que nous ne dormirons pas dans la même pièce, héhé. Ga a pu s'étaler comme elle voulait et Steph ronfler de tout son aise.

 

Lundi, 6h30, c'est la pluie qui nous accueille ! Les nuages recouvrent toutes les montagnes, impossible d'apercevoir le moindre volcan, snif ! On prend notre courage à deux pieds, enfilons kway et pantalon imperméable et nous nous lançons vers (F)Riobamba ! Une petite montée en guise d'echauffement, il fait tout brumeux... La pluie aura la bonté de s'arrêter pour la méga montée de la journée... En T-shirt et short, nous partons à l'assault de ce gigantesque serpentin qui dévoile, à chaque tournant, un nouveau bout de pente,...

   

Après 3h de montée (heureusement bonne route et bonne pente), nous arrivons sur un plateau, chassé par le vent  et oú la pluie aura vite fait de nous rattraper. Sur ce haut plateau, nous verrons nos premiers lamas en guise de récompense !   On se rééquipe en vitesse avant de dévaler une immense descente... La pluie chasse, nos pieds ont vite fait d'être trempés, on descend à l'aveuglette, les mains congelées sur les freins. 

Heureusement, le soleil ne tardera pas à refaire apparition et le vent aura l'effet d'un séchoir géant.  Encore un ptit effort et une belle descente finira par nous amener tranquillement à Riobamba.
Le hasard du Couchsurfing nous fera découvrir une famille nombreuse, vivant dans un labyrinthe d'appartement à l'ouest de la ville.  Des personnes très accueillantes  avec qui nous partagerons les coutumes.  On goûtera une tonne de nouvelles choses : mocho ( liquide épais blanchâtre au maïs concassé, clou de girofle et poivre), le résultat fut plutôt surprenant... pancito ( à notre plus grand bonheur, l'Equateur a du pain et du fromage délicieux), riz ( un grain bien gros mais succulent qui fait du bien aux intestins), grenadine chaude, thé aux herbes médicinales,...

Nous ferons un ptit jour de pause (bah oui c'est que ça fatigue l'altitude) où nous irons nous balader dans la campagne et profiter des aguas termales de Guayamba à 1 dollar l'entrée... C'est assez impressionnant de voyager entre les cultures traditionnelles où les femmes travaillent la terre a la main avec leur bébé bien emmailloté sur le dos.  Les ptites maisons traversées par les rangées de linges pendus, les vaches, cochons, poules, poulains, ânes qui se promènent le long de la route.
Les "aguas termales", où l'eau chaude sort directement de la terre dans les piscines, sont une belle occasion pour la gente locale de prendre une douche chaude.  Elles sont aussi réputées pour leurs propriétés médicinales !


Agréable jour de "break", idéale pour remettre les batteries jambiers en full power !

Mercredi, nous partons sous le soleil et celui-ci nous suivra jusqu'à notre arrivée à Guamote.  Au programme du jour : 26 km de montée et 24 km de descente douce à travers le landscape ! Incroyable ! Tjs pas de volcans visibles mais nous profiterons du reste ! La route est tranquille, bien asphaltée, la température est idéale ! Nous arriverons à Guamote, le village est rempli d'indigènes qui sont assis sur les trottoirs, marchent ici et la ! Mais que ce passe-t-il ? Ils ont des banderoles, une manif ? Nous finirons par apprendre la venue du président ! Waaaw quel bol ! La municipalité nous renseigne l'Hospedaje Indi Sisa, centre d'éducation et de tourisme.  Nous arrivons à une superbe maison à l'accueil chalereux.  On s'empressa de déposer nos affaires pour aller voir le président qui devrait arriver d'une minute à l'autre en hélicoptère.  Mais voilà un orage éclate et le lieu de la "fête" est déplacé au colisé.  La foule se précipite pour y rentrer. Impossible d'y faire un pas, le stade est plein, les gens se poussent,... On rentrera sagement sous la drache nationale, un chuya déçues de ne pas avoir pu saluer le Président ! Pour info, il a fait ses études d'économie à LLN et sa femme, belge, a étudié l'EP à l'UCL !!

Nous rencontrerons, à Indi Sisa, des touristes français et belges.  Ca faisait longtemps, on a pu un peu repratiquer la langue et on a même entendu parler flamand !
Ce jeudi, le plus grand marché d'Equateur se tient à Guamote.  Arrivées par hasard, nous n'allions pas manquer l'évènement de la semaine ! Un marché coloré avec de tout tout tout : vaches, cuy, poules, fruits, légumes, où les habits traditionnelles côtoient les casquettes NY,Yankees,... C'est le chaos dans les rues pour les camions, tricycles, porteurs, bus,... Quelle animation !


Vous l'avez donc bien compris, nous sommes à nouveau en jour pause ! Décidement, quelles fainéantes nous direz-vous, yayaya ! Nous profitons à fond du pays et on l'adore !
Ce WE, compét d'escalade à Cuenca ! Trop fou, on sera de la partie !
D'ici là priez les dieux soleils pour nous !
Cuidase mucho,

Steph y Ga

INTI SISA (Tournesol en Quichua) Association sans but lucratif


Petit gîte charmant a une trentaine de km du Chimborazo (6310m).  Ce beau projet éducatif a été lancé par une belge qui a vécu 9 ans dans les communautés des alentours.  A présent, une religieuse (belge aussi) vient tous les deux ans pour apporter un peu de fond et suivre le projet.
En plus d'offrir un beau pied à terre à coté d'un des plus impressionnant marché d'Amérique du sud, le centre éducatif se dédie à aider la population locale.  En payant 5 dollars tous les 3 mois, les indigènes se sentant concernés s'investissent dans le projet.  Ces derniers peuvent bénéficier de cours d'artisanat, d'informatique, d'aide aux devoirs, d'anglais et d'espagnol, de musique et encore d'autres matières, tjs en rapport avec leur vie quotidienne.  L'association a également développé une école de maternelle pour les enfants de plus ou moins 5 ans.  Les
volontaires , sont ici les bienvenus pour prêter mains fortes aux professeurs car le travail ne manque pas, les ressources et l'encadrement étant limités.  Afin de subvenir à leur besoin avec le plus d'autonomie, ils ont lancé une maison d'hôte et des tours pour les touristes.  Tout l'argent gagné est alors réinvesti dans le projet!
Pour plus d'infos sur ce super projet que nous soutenons à 200% , n'hésitez pas à parcourir leur site :
www.intisisa.org
Intisisaguamote@yahoo.com

10 Avr

Voici, chers internautes, quelques rapides news du milieu du monde !!

Nous sommes arrivées le 5 avril à Quito, capitale de l'Equateur, nichée au milieu des Andes ! Nous avons donc rejoint la latitude 0 de ce monde !

Nous passons d'un été caniculaire : 30 degrés, ciel bleu, soleil qui tape à un climat plus belge (nous sommes encore dans las saisons des pluies ici) : au menu :  froid ( 3 degrés cette nuit), humidité (il pleut tous les jours et pas qu'un petit peu) et soleil au rayon "destructor".  La Belgique qui nous manquait, nous fait un petit coucou via ce climat changeant...

C'est sur que nous n'irions pas très loin avec uniquement un short, 3 t-shirt et des slashs... Il a donc fallu se réequiper un peu plus "rideuses on the storm" : polar, veste imperméable, bonnet, chaussettes d'hiver, gants,... Nous avons égalemment eu le plaisir d'utiliser nos sacs de couchage en duvet qui, jusqu'alors, n'étaient que des poids morts dans nos sacoches !

Les Andes sont superbes, mythiques, comme dans les légendes et récits des aventuriers! Nous sommes pressées de partir à l'attaque de ces interminables montées en serpentins ! Les gens ont l'air super gentils, les femmes sont habillées "typique" avec un sombrero, trimballant leur bébé emistoufflés dans leur dos! C'est magique à voir !

Nous logeons chez Andres, colombien expatrié, pâtissier à la renommée Quitaine ! AVenturier dans l'âme, il vient juste de rentrer d'un voyage de dix mois en moto à travers l'Amerique latine ! Nous ne pouvions donc pas mieux tomber !  Conseils, astuces, contacts dans tout le continent, nous voici parées à cyclolandes Adventures !!

Au programme de ces derniers jours, visite du vieux Quito, avec des bâtisses coloniales, églises et basiliques splendides, dégustation des gâteaux de Tortas y Tartas, la boulangerie d'Andres, aguas thermales à plus de 3700 m d'altitude sur la route qui mènent vers l'Oriente (amazonie).  La route grimpe dans la Cordillère et passe à 3912 m d'altitude, la route asphaltée la plus haute du pays ! Un pur plaisir !

Demain nous partons à l'attaque vers le sud.... Premier objectif : Cuenca, une ville à 430 km, paradis des grimpeurs parait-il ! Nous avons hâte de toucher la roche et, qui sait, faire qqls petits pas de bloc... Cela s'annonce bien Chevere !

Nous vous souhaitons de bonnes vacances de Pâques !

Que le vaya bien,

Steph y Ga, les cycloandiennes !

 

4 Avr
Voici notre démenti du poisson d'avril...
 
Nous n'étions pas dans un hôtel mais dans l'appart de deux couchsurfeurs mexicains supers sympas ! La vue est belle est bien splendide et l'appart au top !
Pour fêter notre arrivée, nous sommes allées avec eux dans un petit resto péruvien (qui nous fournira qqls probs intestinaux) avec leur bande d'amis.  Au final, 3 mexicains, 2 guatémaltèques, 2 belges et 0 panaméens...  Bien sympa ! Les moments forts de la soirée : Joe nous racontant l'histoire de Paola complètement bourrée voulant réajuster le cône de son caniche, Ernest qui n'en revient pas de s'être fait volé son coca en plein milieu du MacDo, l'autre guatémaltèque qui a mis deux heures à comprendre qu'il fallait visser (et non taper avec un marteau) pour monter un meuble type ikea et évidemment la question inévitable : "c'est quoi le pire truc qui vous soit arrivé jusqu'à présent ?"  Le choix fut facile... 
 
Deuxième soirée, nous ferons une visite nocturne de Casco Viejo avec un quebecois qui nous emmènera dans un super bon resto italien oû on dégustera nos premières supers pizzas (et oui Laurence on aura fini par les avoir) du voyage ( et oui JM on parle de bouffe tout le tps !) Mais rassurez-vous, les soirs suivants, nous ferons de bons ptits plats maison pour nos mexicains qui ne sont pas des rois de la cuisine...
Ils nous adopteraient bien comme cuisinières à temps plein !
Mais les heures en Amérique centrale sont comptées, nous terminons d'emballer nos bolides et nous nous envolerons demain pour Quito !
A nous l'Amérique du sud et les Andes !!!! On chauffe nos mollets !!
 
Bisous à tous,
 
Les cyclogaleriennes sur la nouvelle ligne de départ !
 
ps : en cliquant sur le lien ci-dessous, vous découvrirez nos photos Panama sur notre album picassa !  
 
https://picasaweb.google.com/115746247089827437512/Panama#
1 Avr

Blague ou vérité pour ce 1er avril 2011 ? A vous de nous le dire...

 
Nous dormons au 20 ème étage d'un édifice de luxe, situe à coté du Sheraton et du casino, avec une vue plongeante sur les grattes-ciels de Panama city et sur l'océan .  TV, écran plat géant, douche chaude,...  Nous allons manger tous les soirs au resto après avoir fait du shopping dans les mega centres commerciaux de la ville toute la journée.  On rencontre des gens supers de tous les horizons : Mexique, Guatemala, Québec ! 
Nous avons fait une machine à  laver pour la seconde fois depuis notre arrivée, depuis presque 4 mois à présent, sur le continent Américain.  
30 Mar
Petite dédicasse à notre fruit Number One d'Amérique centrale ! Super Rico et Barrato !!
 
La ou plutôt les bananes de toutes les tailles et de toutes les saveurs...
 
- seule
- ou accompagnée
      - écrasée ou en lamelle sur du pain avec du fromage " dos pinos" si affinité
      - en rondelle, dans les kellogs avec du lait ou dans les flocons d'avoine
 
Sa cousine, la banane plantin
 
- en lamelles fries à la poêle accompagnant les faneux casados du Costa Rica
- en chips : idéal pour refaire ses réserves de sel
- en plat typique panaméen : faire revenir dans son jus de fruits rouges, soupoudrez de canelle et servir chaud !
 
Et bien sûr son breuvage rafraîchissant, le plus fameux milk-shake.  Même avec des bananes bien noires et écrasées, quelques glacons et cuillères de sucre suffisent à rendre le mélange sabroso !
 
Finalement, terminons en apothéose avec l'incontournable, le suprême et délicieusement royal (soyons un peu belge que diable) Banana Split !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
Steph y Ga en direct depuis Ciudad de Panama !
 
ps : Pleins de nouveautés dans les onglets "Matos", "Parrainage" et "Liens" !!
26 Mar
En tant que licenciées en éducation physique, nous aimerions donner une dimension plus pratico-pratique et didactique à notre voyage. Cela serait l'occasion pour de futurs cyclotouristes de, pourquoi pas, profiter de nos trucs et astuces accumulés tout au long de notre aventure ! A bon entendeur...
 
 Dès à présent sur vos écrans dans l'onglet "Matos"
 

J-1 avant la traversée del "Puente de las Américas"!!!  Une page de notre voyage qui se tourne pour une nouvelle qui commence dans quelques jours à Quito en Equateur!!! On a hâte d'y être mais avant cela, on va quand même visiter ce fameux canal qui fait toute la célébrité du Panama ;-)!!!!!

 

Page spéciale "Photos Costa Rica Trip" sur Lien en raison d'un petit soucis technique ! Pour le plaisir de vos yeux !

Au plaisir de vous lire....

Salut à toi chère lectrice et cher lecteur de cyclogalère,

Voici presque qu'une semaine que nous sommes au Panama... Il est donc temps pour nous de vous donner quelques news sur la température du pays !

En quelques mots, le Panama c'est bcp plus qu'un canal, c'est

- de la chaleur, bcp de chaleur ! On meurt la journée tellement il fait chaud ! On devient des salières suantes vivantes qui se dessèchent au fur et a mesure que la journées passe.  Chaque mm carré de peau non protégée à vite fait d'atteindre la couleur rouge vive.  Nous veillons donc bien à nous enduire de crème + lunettes et casquette ! Les éternelles marques des cyclistes commencent donc à devenir de véritables tatouages ! ( on attend la plage pour vous faire de splendides photos)
- un panaméricaine pas si mal que ça ! Nous alternons bonnes routes asphaltées aux vieilles routes de béton où nous tentons de nous frayer un passage entre les crevasses, les réparations mal faites, les gravillons de la bande d'arrêt d'urgence et les nids de poules.  La plupart du temps, la route sillonne à travers les collines, les montagnes, les plateaux (selon la région) et parfois quelques frites ondulées se pointent à l'horizon.
- une sierra superbe qui n'en fini de nous suivre sur notre gauche ! Les nuages viennent bloquer dans les sommets alors que nous les voudrions tellement au-dessus de nos têtes pour un semblant de fraîcheur.
- des montagnes russes à l'infini.  Nous adoptons la technique du transfert d'énergie : prendre un max de vitesse dans la descente en se positionnant de manière plus ou moins aérodynamique.  Celle ci consiste à adopter la position suivante  : tête derrière le guidon, coudes relevés, fesses en l'air ( ça leur fait un bien fou d'être en contact avec l'air libre) et regard fixer sur la route.  Ensuite à l'arrivée de la cote, on pédale comme des dératées pour s'épargner qqls mètres de moulinettes.
- des ponts qui annoncent systématiquement une montée !
- des pompiers et policiers accueillants qui nous donnent l'hospitalité ! Arrivant parfois au milieu de nul part avec près une bonne journée de vélo : kilomètres de routes et mètres de dénivelés dans les pattes, nous n'avons pas d'autre choix que de faire avec les moyens du bord! Figurez-vous que c'est un hôtel trois étoiles qui s'ouvrent à nous : douche, baño et cuisine disponibles, souvent une petite cahute à l arrière où nous installons notre tente (la toile interne suffit) sur un sol bétonné parfaitement plat à l'abri des milliers de fourmis qui grouillent dans l'herbe. Les pompiers sont sympathiques, curieux et très aimables ! Vraiment chouette !
Nous avons également passé une nuit au poste de police avec Haxel, jeune policier de 26 ans, perd à  18 ans et son jefe.  Bien que le lieu fut un peu plus rustique, plus d'eau disponible depuis 10 jours avec la sécheresse, nous passons une soirée très agréable.  Nous partageons leur petite cahute où ils ont établi leur quartier général (moins chaud que le bâtiment principal) : le téléphone, le carnet des statistiques des accidents 2011, le gros livre des interventions et surtout la TV !
Nous dormirons dans une seconde caserne de Pompier, celle de Santiago où nous avons droit à un petit local et des douches rien que pour nous !! Nous  goûterons à la comida typique du pays dans la caserne d'Anton et profiterons de la plage près de la caserne de San Carlos

Le Panama c'est aussi
- un régime spécial "sopa china" qui ressemble plus ou moins au Aiki, souper bueno-barrato et vite fait...
- une population accueillante qui dit bonjour et est curieuse de savoir : d'où l'on vient, si on est soeur et combien a coûté notre belle bicyclette.  Il y a évidemment les éternels siffleurs et gens un peu plus louches mais nous tachons de tout simplement les ignorer et de bien nous entourer !

Voici quelques réflexions en vrac qui nous ont bien fait rire ou tressaillir ...
- " Pourquoi ne parlez-vous pas belge, c'est une langue trop difficile a apprendre ou quoi" Jeune Panameen un peu peace and love
- " Vous êtes soeur vous deux hein pcq vous vous ressemblez tellement, peut être jumelles même" La plupart des gens que nous rencontrons
- " Vous avez entendu la catastrophe au Japon ! C'est terrible ce qui leur arrive ! Il faut dire qu'ils ne sont pas catholiques par la bas" Paysan avec un beau chapelet bleu en plastique.
- " Toi Gabi ( le nouveau nom de Gaelle version Amérique latine), on doit sûrement te dire que tu es la soeur de Tom Cruise, tu lui ressembles vraiment" Cristobal, cycliste hondurenien en route vers la Colombie sur un vieux vélo de route et un sac a dos accroche à l'ancienne a l'arrière.
- " Vous êtes des mangeuses de routes, que valiente ! " Pompiste sur la route

Nous sommes à présent à moins de 100 km de la capitale ! Après s'être bien battues contre un vent de face des plus redoutables où nous avions tout simplement l'impression de rouler avec des pneus à plat, des roues carrées et un élastique nous tirant inlassablement vers l'arrière ! Même dans les descentes nous devions nous battre pour avancer à un pauvre 7km/h !
Hier, nous avons passé la barre des 1000 km et sommes aujourd'hui à 1111 km exactement ! Cela commence à compter !
Dans deux jours, la capitale nous ouvrira ses portes par son fameux pont des Amérique ! Nous avons hâtes !!!

Que le vaya bien !
Steph y Ga

  

 

 
18 Mar

NEWS FROM PANAMA ! 

Nous passons la frontière du Panama, sous la pleine chaleur de midi, au kilomètre 702. Très longue journée de 86 km avec une bonne partie de faux plat asous une chaleur toride et avec un vent chaud bien de face... Autant dire que nous avons encore perdu quelques litres d'eau.  Dure loi du passage des frontières ( où nous avons skiper la fouille des bagages), nous espérons que le Panama nous ouvrira bientôt ses petits chemins campagnards et sa biodiversité...

Reste plus qu'à trouver la carte !

Que le vaya muy bien

Steph y Ga à H-6 cette fois !!

 

17 Mar

En excusivite a partir de 4h51 heures panama (h-6), notre parcours a velo du Costa Rica on line sur Bikemap... Il vous suffit de cliquer sur cette adressepour decouvrir notre trace, les kilometres et le denivele approximatif !  

http://www.bikemap.net/route/861014#lat=9.16989&lng=-83.46588&zoom=7&type=2  

Salut la compagnie !

 

Voici la suite de nos aventures... Tout d'abord quelques chiffres pour les amoureux des maths :

- Nous voici à 59 kilomètres de la frontière avec le Panama ! 

- Le compteur kilomètriques indique : 644 kilomètres ! 

- Nous pouvons ajouter à cela 10 kilomètres ( par oubli de mise en marche)...  ainsi que 12 kilomètres, vélos à vide, de cette fameuse pente pour la cascade et 160 kilomètres de pré-entrainement avec notre team belgo-française...  Le compteur chauffe donc bien !

- 6 crevaisons, Ga remporte la médaille d'or avec 4 crevaisons dont deux le même jour svp ! Des fins fils de fer sont les principales causes de nos fuites... A noter tout de même que notre super pneu arrière Marathon XR n'a pas encore crevé, touchons du bois !

- Température jusqu'à 38 degrés, imagines ce que cela donne dans une enorme cote au soleil

 

Ce que nous ne comptons dèjà plus ...

 

- le nombre de litres d'eau bues sur une journée.  Peu importe la température de l'eau, sa saveur plastique-poussière, il se fait grandement soif sous ces chaleurs !

- le nombre de fois où le vélo fait "tingk" sur les catadioptres qui limitent la route, c'est que ce n'est pas toujours facile de rester à droite de la ligne blanche tout en regardant le paysage...

- les litres d'eau sués

- les coups de klaxons pour nous avertir de l'arrivée d'un gros camion ou tout simplement pour nous encourager.

- le nombre de pots d'é chappement bien polluant respiré 

- le nombre de glaces devorées pour nous raffraichir quelques peu apres une bonne série de coups de pédales

- les p'tits coins de paradis où il fait bon se reposer après une journée d'effort!

 

L'histoire en quelques lignes pour les plus littéraires...

 

Cette seconde partie du voyage se déroule sur la cote ouest du costa rica le long  du pacifique...

 

Jour 10 : la suite ...

 

Nous échouerons finalement à Esterillos Oeste, un petit village perdu sur la côte pacifique loin du cool et branché "Jaco welcome american guys".  Un camping au milieu du jardin d'un ticos fera parfaitement l'affaire pour installer nos tentes sous un arbre abritant une tarantula squeleto (non mortelle rassurez-vous).  Une petite baignade dans l'océan au milieu des surfeurs, qui ont l'air de prendre leurs pieds sur des vagues ultra régulières, feront plus d'un envieux... Notre réchaud une fois de plus de sortie, nous fera d'excellentes pâtes... Comme à notre habitude nous irons dormir de bonne heure mais la chaleur est telle que nous transpirons à ne rien faire...

 

Jour 11 : L'autoroute des cyclotouristes...

 

On roule tranquillement vers Quepos, plutôt plat, nous avonçons à une moyenne de 20 kilomètres/heure.... On locomotive bien et nos sacoches anti-aerodynamisme ont l'avantage d'offrir une aspiration parfaite au second... On fera un bout de route avec Matheew, parti des States et se dirigeant vers la Terre de Feu, il rejoint ses parents à Quepos... Alors que lui semble se ballader, nous nous battons pour garder son rythme et poussons sans relache sur nos pédales... Vivement le temps où nous aurons des quadris d'acier ! Après une longue frite toute droite au milieu des fincas d'huiles de palmes qui ne présente aucun intérêt si ce n'est des endroits à biscuit ou pipi break, nous arrivons à Quepos...
  Le temps d'une petite pause pour ravailler les muscles et faire la rencontre d'autres cyclotouristes, canadiens cette fois... Ensuite, nous décidons d'attaquer la route vers le Parc Manuel Antonio ! Contre tout attente, elle est vachement pentue, nous obligeant de pousser péniblement nos vélos dans certains virages ! Les 6 derniers kilomètres seront finalement les plus durs de la journée mais en contre partie, nous terminerons, grâce à un jeune couple de Basque à un Backpackers Hostel sûr classe avec piscine SVP !

 

Jour 12 : le jour où l'on vit un Toucan !!

 

Jour de repos et visite du Parc National Manuel Antonio ! Bien que ressemblant à l'autoroutes des touristes, ce parc offre une faune incroyable.  Nous profiterons discrètement des yeux éguisés d'un guide pour voir notre premier toucan, des grenouilles qui se miment avec les feuilles, des agoutis, des singes hurleurs (que l'on confrondrait avec des cris de jaguars, bien donc de le savoir), des singes capucins, des sortes de ratons laveurs,...  Tout ce beau monde, dans d'agréables sentiers le long de la côte...

  

Jour 13 : Salut Nathan

 

 

Petit déj engouffré, nous aurons une route tranquille qui nous emmènera dans une moiteur et chaleur assez impressionnante un peu plus vers le sud.  On boit, on pédale, on boit, on souffle, on boit et on transpire beaucoup... Après 45 kilomètres nous arrivons à Uvita... Nous atteindrons un surfshop à la Punta Uvita pour aller faire une ptit coucou à Nathan le grimpeur fou, en voyage à travers les différents parcs nationaux du Costa Rica ! Un brin de causette avec ce Nathan tjs plein d'Energie   il nous conseillera un endroit super Eco-design pour loger et une belle ballade le long de la côte.

Après cette petite ballade sur la plage où nous sommes partis à la recherche de la dite "ruta de Moïse" (à la pointe de deux rives, à marée basse, la plage s'ouvre vers des rochers et lui donne un air de queue de balaine) nous profiterons (pas assez) de cet endroit magique Design d'une gringo au très bon goût : banos mosaiques, tree-house, monte charge,...

 

 

 

Jour 14 big day : 97 kilomètres au compteur

Nous partons de bonne heure dans l'humidité la plus totale... Ca commence en force par des montées, évidemment suivies de belles descentes... Qui a dit que la côte c'était plat ! On avance pas mal et les kilomètres défilent... Mais voila surprise, aprés 79  kilomètres réalisés, l'endroit prévu pour passer la nuit offre des cabinas plutôt douteuse et peu enviante.  Nous nous redonnerons un brin de courage autour d'un bon quesado et partons, sous une fine pluie, â la conquête de la Péninsule d'Osa ... Endroit magnifique mais qu'est ce que ca monte ! Les premieres cabinas se trouvent à 18 km de la route principale que nous venons de quitter.  Elles s'appellent "El mirador de Osa", ca annonce bien la couleur ! Heureusement, la pluie refroidi notre organisme et nous facilitera la tâche pour nous amener au sommet... Arrivées sous une éclaircie, le golfo dulce à nos pieds offre une vue magnifique et des cabinas plus que correctes nous attendent avec impatience ! Quelle journée, on aura mérité notre souper : pain blanc industrialisé et queso , miam bon app !

Jour 15 : Petit dej et baignade ! Savourez !!

 

Nous profitons de la petite etape de 23 km qui nous attend pour profiter des lieux et de la piscine ! Il fait superbe et le lever du soleil est incroyable sur une vallée encore toute embrumée. Nous savourons notre petit déj entourées par une nature superbe et de toucans voletant dans l'arbre en face...

La suite se fera certes sous la chaleur mais nous arriverons dans un nouveau coin de paradis : Camping "El chontal" !

Jour 16 : Dernier jour de Béatrice

 

Nous arriverons tout en douceur à  la pointe de la péninsule, Beatrice profitant de ces derniers kilometres ! Nous traverserons le golfo sur un ptit bateau de plaisance en tenant fort nos velos pour rejoindre le "continent"...

 

La suite des aventures fort fort bientot !

 

Que le vaya bien,

 

Les puravidacyclistas

10 Mar

Hola amigos et voyageurs,

Nous voici enfin dans une ville un peu plus grande qui nous permet un accès un internet... L'occasion de déposer qql news et photos tant attendue de nos premiers 10 jours sur nos vélos Camouflage...
En résumé : Pura vida ! Beaucoup de bonheurs, des paysages magnifiques, des litres d'eau sués, des milliers de coups de pédales, de l'asphalte, des graviers, de la poussière, des champs á perte de vue, des rivières á traverser, des camions et bus á éviter...

Mais commençons par le commencement :

Avant de debuter serieusement les choses, nous nous offrons une petite journee de repos et de reglage des velos.  Un americain nous donnera le piston de sources d'eau chaude coulant dans la riviere un peu plus haut... On aura donc a deux heures de therapies naturelles ! Simplement Perfect !

Jour 1 : Aguas Zarcas par monts et vaux...

Arrivée á la Fortuna, point de départ de notre NeW trip....

 

On décide de faire une première boucle vers Aguas Zarcas pour nous échauffer... Route tranquille au début, on descend pépére jusqu'á une nouvelle crevaison de Ga.... Petit bout de piste ou nous suivrons un sentier sans issue mais qui nous permettra de découvrir la campagne ticaine et de se faire attaquer par qqls chiens... De retour sur la bonne route, nous traçons direction EST... Nous décidons de prendre un "raccourci" pour éviter la route la plus fréquentée... Résultat paysages waaaw mais dénivelé positif waaaw aussi dans une route oú chaque caillou veut venir dire bonjour á ta roue... Vive les suspensions...
Nous mangerons á l'ombre d'un patio ou qql écoliers trainent et parlent de nous sans savoir que nous les comprenons...  On reprend notre vélo et notre courage pour une belle côté où nous ferons un arrêt pastèque pour sortir notre barre d'énergie du rouge.... On arrive dans les faubourgs de Aguas Zarcas, qql gouttes tombent, nous nous mettons á l'abri juste avant la drache nationale.. Ca c'est du Timing !
On finira dans des cabinas plutôt correcte avec douche et tout et tout.... Steph est au bout de sa vie avec son genou qui lui rappelle qu'elle n'est pas encore une cycliste professionnel.  Rien de tel pour se requinquer d'un bon gallo pinto, repas national á base de riz... Ensuite Dodo !!


Jour 2 : Vive le macadam

Le retour vers la Fortuna nous semblera une broutille après les efforts d'hier... Par les routes parfaitement asphaltées, c'est un easy game... On roule á la queue leu leu, Ga étant la locomotive... Apres une pure belle descente sous la lumière rasante du lever du jour, nous ferons 15 bon kilomètres avant de se poser pour un ptit dej bien mérité ! La suite se fera á un bon rythme... On apercevra un super oiseau red shining !
A notre retour á la Fortuna, nous rencontrerons Anita y Andy, deux cyclotouristes autrichiens partis depuis 10 mois ! Impressionnant ! Ils sont supers sympas et roulent sous les mêmes ondes que nous. ¨Peut être nos routes se recroiseront...
Aprèm arrangement des bicis et repos avant la big journée de demain...


Jour 3 : Lago Arenal, nous voici nous voila....

Nous profiterons de la fraicheur matinale pour débuter par un bon 12 km de cote au coté du volcan Arenal qui se dresse fièrement ha notre droite... Ca  grimpe bien avant de "up and downer".  Nous essayons de prendre un maximun de vitesse dans la descente pour nous économiser qql coup de pédales dans la montée mais nos maletas nous ont vite fait de nous aspirer vers l'arriere... On vaincra finalement pour arriver á ce magnifique lago artificielle.  Nous le contournerons par le nord, en direction de l'ouest, les abords sont peu habités et la nature y est encore roi, quel spectacle !
Nous arriverons á New Arenal, ville perdue sur les abords du lac qui se résume á une boutique de souvenirs, une German boulangerie qui ne vaut pas le détour et des cabinas un peu glauque ou nous passerons la nuit... Mais le plus important est que New Arenal offre un vendeur de fruits et légumes hors pair et franchement barrato : au menu du soir une bonne rata avec les légumes du pays et un bon ananas ! Miam !!



Jour 4 : l'avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt...

Le départ matinal ne nous évitera pas de nous retrouver dans le trafic de voitures qui se rendent, tout comme nous, á Tilaran, pour une course de moutain bike ! Camionnettes, 4x4 remplis de bicis... Certains, plus courageux, se rendent à vélos jusqu'au départ de la course... Ga fera la course avec un et remportera haut la main !! héhehé..  Nous rejoignons Tilaran vers 11h, quel speederwoman nous sommes... Apres s'être renseigner sur la route pour Monteverde (que nos amis autrichiens nous déconseillaient très fortement : mauvais état, dénivelé inhumain, pluie), nous nous dépêcherons de faire de mini bagages pour deux jours et de laisser nos vélos dans une chambre d'hôtel... On jump dans le bus pour Monteverde just on time... Quel timing !!
2h30 de routes bien inclinées, oú, pour une fois, nous serons tres contentes d'être assises dans un bus, nous arriverons à Santa Elena, village pura touristes perchée haut dans les montagnes...
Petit hotel sympa et étonnement pas cher avec des matelas somptueux...



Jour 5 : Monte monte vers Dé ( MOnteverde)

Lever matinal pour arriver á l'ouverture du parc national de MOnteverde/Santa Elena ! Nous pénétrons dans cette foret tropicale primaire, dites la foret dans les nuages, mais bolues que nous sommes , nous ne verrons pas une goutte de pluie de la journée et qqls rayons de soleil percerons cette dense foret  ! Les oiseaux se jouent de nous et nous entendons plus les cris que nous les voyons.  Pas tres grave, la flore est impressionnante ! Nous parcourons 10 km dans ce lieu magique ! Une tour nous emmènera au dessus de la cime des arbres pour nous offrir une fantastique vue sur le volcan Arenal et les environs !! WAAAAWWW  Journée incroyable, bien que pas de tout repos, on sent nos p’tits mollets qui supplie du plat....
Un bon souper et un bon dodo...


Jour 6 : Pistes VS Panaméricaine



Apres deux heures de bus somnolant, nous remontons sur nos bicis pour 23 kilomètres d'incroyables descentes vers l'Ouest et la cote pacifique... Nous arriverons bien trop tôt à Cañas, ville de cowboys et décidons donc de poursuivre le chemin un peu plus loin... Nous ferons la rencontre avec cette cher Panaméraine qui, malheureusement, est inévitable, pour certains passages.... Dés que possible, nous la quittons pour une route secondaire, le plus souvent une piste. 

Le coup de pédale est surement plus dur, les rivières n'ont pas de pont, nous obligeant a nous déchausser et sortir les gros bras pour passer nos poids lourds de l'autre coté de la rive, l'effort en vaut le coup de pédale : paysages magnifiques, oiseaux, iguanes, lézards,...  Béatrice fera sa première cascade a vélo avec une arrivée un peu brutale sur le genou mais, heureusement rien de grave...
L'heure tourne et la nuit tombant très tôt, nous sommes obligées de nous arrêtées a des cabinas peu démocratiques mais plus sur que le repère de camionards d'en face... La chambre XXL est équipée d'une salle de bain qui nous permettra de faire notre lessive...  De bonnes nouilles au réchaud et un bon dodo avec 69 km dans les pattes dont 30 de pistes...


Jour 7 : Le pain blanc avant le pain gris



Le genou de Beatrice allant pas top mal, nous nous décidons pour une route parallèle a cette maudite panaméricaine... Et cela fut sans regret, personne sur la piste, paysages splendides, gens sympathiques ! La chaleur est bien la, de retour a une altitude plutôt basse, on a donc chaud chaud chaud... On fera une p’tit pause á l'ombre d'une tienda au personnel très charmant avant de reprendre courageusement sous le soleil de plomb une belle cote...
Nous voici de retour sur cette maudite panaméricaine, endroit idéal pour crever n'est ce pas ! Et oui encore Gaëlle !! Une fois réparé, nous nous laissons descendre jusqu'a un resto route pour refaire le plein d'Energie : sandwich au poulet avec des frites SVP ! Ca faisait un bail !! La peau du ventre bien tendue, on repart plein d'espoir... mais voila, une seconde crevaison pour Ga, une tige de fer s'étant camoufflée dans le pneu la première fois !! Devenues des expertes, on repart en un temps trois mouvements ! On sera tout de même bien soulagée d'arrivée á Barranca avec 60 km dans les guibolles et qql litres d'eau sués... On prend une glace et des kellogs en guise de souper á l'entrée de notre hotelito du jour ou nous sommes les seules "femmes"! On ne vous raconte pas les réflexions philosophiques et très relevées du groupe d'ouvriers... Ga fait semblant de ne pas comprendre l'espagnol pour avoir un peu plus la paix...

On s'endormira au rythme du ventilateur qui tente de rafraichir l'air lourd et humide de notre chambre... La fatigue aura vite fait de nous emmener au pays des reves !

Jour 8 : Le bouche à oreilles ....

Quelques coups de pédales nous emmènent sur le pacifique. ouh yeaaaah !!

On le longera un p’tit temps, le quittera pour une belle montée et le retrouverons après une pure descente !! Un guide parlant français du Parc National de Carara nous indiquera un camping á Tarcoles lors de notre pause boisson.. Un beau plan made in maison, nous emmènera devant une maison face a l'océan... Le gars nous confirme le pseudo "camping" : sanitaire douteux, emplacement sous des cocotiers ou les noix de cocos semblent nous entendre un passant pour tomber.  Il finira par nous rassurer en nous disant qu'il serait préférable que qql surveille les vélos car ce n’est pas très sur ! Voyant nos têtes un peu perplexe, il nous emmène a deux pas de la chez une petite cuisinière bien en chair qui loue une casita a cote de son restaurant.  Pour un prix tout a fait raisonnable, la maison de blanche neige s'ouvre a nous : petite kitchinette, 4 lits, une table et un frigo ! Perfect ! L'affaire et conclue ! Aprèm tranquille, sous une petite cahute face a l'ocean,.... Un vrai petit bout de paradis !

Jour 9 : La Castafiore y su catarata

Pour notre jour de repos, nous décidons d'aller visiter la cascade de Bijagual.  Un panneau l'indique a 6km a l'est de la route de la cote ! On prend nos vélos, á vide (quel changement !! ) et débutons cette piste qui se relèvera rapidement très pentue.  Au final, 1h45 de montée (une bonne partie a pied) pour 700 mètres de dénivelé ! On arrive en sueur devant une petite porte de bois qui indique le chemin vers les chutes.  Une dame sort de sa voiture et se révèle la duena de la cascade.  Elle nous informe de son plus beau français sur la cascade. Lorsque nous voyons l'entrée de 20 dollars sur le panneau, Ga s'écrie que nous n'avons pas assez (ce qui n'était pas tout a fait faux !! ) On se voyait déjà avoir monté tout ca pour rien (presque pour rien, déjà une superbe vue sur le pacifique)! Elle nous demande si nous avons lu l'info des 10 dollars attendus dans le lonely planet... Lui répondant que oui, elle ajoute qu'elle nous fait alors l'entrée a 10 dollars vu que les gens qui lisent le lonely planet sont les seuls a respecter la nature ! Voila qui fait notre affaire !! On laisse nos vélos pour affuter nos baskets dans un sentier sur flan de montagnes qui nous amène á cette incroyable cascade ! Nous apercevrons sur le chemin grenouille, insectes, plantes, fleurs,... et seulement 4 touristes. Le pied ! Apres un pic nic au pied des chutes, nous reprenons la route vers les piscines naturelles ou nous apprécierons comme il se doit la fraicheur de l'eau ! Assoiffées, nous rejoindrons la route après une longue montée ! Notre castafiore nous proposera trois bouteilles d'eau fraiche qui tomberont à pic !
La descente fut moins difficile que prévue et nous rejoindrons notre petit bout de paradis, une pastèque sous le bras !! Quelle journée !!!!


Jour 10 : En avant toute vers le sud !

Nous voici dans un cybercafé après 2h de route : un beau p’tit col et une belle descente nous emmène a Jaco, la ville des surfeurs ! Idéal pour faire une halte internet avant de repartir vers un camping in the middle of no where... Le chargement photo étant plus qu’ultra lent, vous devrez vous contenter de qqls photos pour l’instant !

Le plus important, les vélos roulent bien, les cyclistes que nous sommes vont bien eux aussi, les bobos du début s’estompent….

Moral au beau fixe, nous repartons dans la fournaise…

Hasta luego amigos !

Cycloment vôtre

6 Mar

Hola la compagnie,

Cela fait quelques jours que nous sommes A NOUVEAU sur nos deux Roues avec l équipage et tout et tout ! Tout se passe super ! Nous attendons un meilleur ordi (avec un clavier qui a des accents et un ecran pas tout flou) ! pour vous donner de plus amples details sur l etat de nos muscles, les kilometres parcourus et les paysages epoustouflants traverses !

En attendant, nous voulions FELICITER tout particulierement nos deux crapules entrecieletterriennes ainsi qu Emiile et les autres grimpeurs en herbes  pour leurs SUPERS perfs lors de la coupe de Belgique de grimpette !! Fortus Robustes les minus wink !!

A tres bientot pour des news en images !

 

1 Jan
1 Mar
24 Fev

Opération :Rodage de nos nouveaux vélos avant le grand départ !


Lundi jour de pause, nous allons faire le plein de matos vélo (rustines, gourdes, gants, cadenas,...), après ces petites emplettes nous allons déguster notre baguette pâté du jour sur un banc publique du Parque Central ! "Ils sont super beaux vos vélos" nous fait alors remarquer un couple de bretons très sympas  ! C'est décidé, l'opération "camouflage" incognito est lancée...   Nous rentrons donc a notre nouveau chez nous du moment : la maison de Manu et de toute sa famille. 

Perchée sur les hauteurs de la ville, une belle bâtisse en bois rappelant un peu les maisons de la côte dans le film flipper, nous y sommes accueillies ( et oui de nouveau) comme des reines ! Une chambre avec deux lits, une douche et des WC ! Quel luxe ! Manuel est super sympa, ce sont des habitués des voyageurs, nous sommes les 150 ème a signer leur Guest book mais les premiers belges !!  Dans sa maison entourée de plan de lechuga (salade verte) qu'ils vendent, il nous dégoter, dans le fond d'une armoire de l'atelier, un fond de peinture verte (nichoir) ! Cela fera parfaitement l'affaire !!

   

Un coup de ponçage léger et nous voila transformées en artiste peintre... Notre vélo se verdadifie et se transforme peu a peu...

                                           AVANT                                                            PENDANT                                                                                APRES

Il est prêt pour le bivouac !!  Il ne reste plus qu'a le faire sécher...
Après la première ballade bien sportive et pimentée de quelques belles montées de dimanche, nous décidons d'accompagner le trio cyclotouriste franco-belge dans le début de leur périple... Le rdv est fixé a 5 heures 45 le mardi matin devant leur hôtel.

Après une courte mais bonne nuit de sommeil, interrompue à 5h00 par le réveil COCORICO de Manu, nous partons avec un sac en plastique enroulé autour de la selle contenant le strict minimum, l'indispensable pour survivre a deux jours de vélos : un t-shirt, une culotte, une brosse a dent, un deo et des  boules quies .... Nous rejoignons notre bande de loustics et c'est parti ...on the road again !! Et pas n'importe laquelle, nous suivons "la ruta de los Conquistadores", un parcours VTT qui traverse le Costa Rica d'est en ouest ! Un course réputée comme dans les trois plus dures du monde ! Bon il faut avouer que nous faison que l'étape 1 et dans le sens inverse... Mais tout de meme :"Waaawww "! Après un passage obligé sur route pour quitter la ville et un rapide regonflage des pneus, on s'élance sur des routes secondaires de moins en moins fréquentées et dont l'état devient vite une piste de terre et cailloux ! Ayant déjà pris quelques mètres d'altitudes, nous découvrons un paysage splendides de la vallée et des montagnes en face tout en se laissant aller sur le flanc de la montagne...  Le chemin serpente, plonge dans une mini-vallée, traverse un rio et remonte en serpentin de l'autre côté... Jusque la, tout est tranquille...

En pleine piste, oú l'on apprécie les gants vélos... Ga entend un doux son qui ne laisse aucun doute sur la suite des évènements... 1m 50 plus loin, vitesse 0, pneu arrière a plat de chez plat... C'est la crevaison instantanée, net et pur ! La pause forcée qui nous permet une révision en pratique de la réparation de la chambre á air.  La cause de la fuite est trouvée par les experts vélos, un bout de la jante dépasse, un petit coup de lime au couteau et hop on peut repartir !

La route se transforme un boulevard de poussière, la descente est bien belle mais on pile sur nos freins pour éviter la chute... Steph fait un petit cafouillage dérapage et se réceptionne encore assez bien à coté de son vélo... La pente nous amène un point de bois au-dessus d'une rivière. 

Pas le temps de faire une pause, la route est encore longue et une belle còte nous attend... Sous la chaleur, on sue à grosses gouttes, les plus courageux moulinent pendant que les autres poussent... On arrive à un ptit village où l'on savoure un bon Tropical Multi fruit en attendant les deux français. 15 minutes d'attente, toujours personne, 30 min, tjs rien ! bizarre ! Nous comprendrons assez vite la suite lorsque Nath reviendra à cote de son vélo, les doigts pleins de mercurocrome.  Un moment d'inattention sur le pont lui à valu une belle chute assez spectaculaire avec profonde entaille du coude en prime ! Aie ça fait mal !! Heureusement son infirmier, Christian a traficoté avec les moyens du bords un steristrip et la plaie semble avoir arrêté de saigner.  Pleine de courage et avec un mental d'acier, elle décide de continuer ! C'était bien sûr sans savoir ce qui nous attendait...  Quelques bons 10 kilomètres de montée sur des pistes caillouteuses, au soleil !

   

Heureusement, la solidarité féminine nous fait tenir, on organise une chaîne à trois pour hisser nos vélos (surtout le vélo chargé de Nath) en haut de ses cotes ! Notre récompense, une vue magnifique sur toute la vallée et les chaînes de montagnes voisines, un paysage exceptionnel et un bout de pastèques qu'une dame nous proposa spontanément lorsqu'elle compris d'où l'on venait ! Miam ça fait du bien !

      

Nous passerons le col avec soulagement et qui dit col dit descente après YOUPIE ! 18 km de descente où l'on perd 1000 mètres d'altitude ! Nous vous laissons imaginer le nombre de virages passés et l'état de nos freins !
Nous nous arrêtons à la première posada et négocions une chambre pour les 3 loustics et une place de camping pour nous deux ! Il ne nous reste plus qu'à prendre une bonne douche et un bon repas avant de se glisser dans nos duvets !!! Exhausted mais très contentes de la journée incroyable de vélo que nous venons de réaliser, nous attendons que la chaleur tombe pour finalement nous endormir !
Encore qqls réglages à faire : une pédale qui fait du bruit, des changements de vitesse un peu capricieux et un genou (celui de Steph cette fois-ci) qui réclame un peu d'attention ! Mais tout ceci présage une bonne onde pour la suite du voyage !

      

Ummmmmmmmmmmmmmmmmmff sentez l'air pur des montagnes (oui  bon et de nos pieds aussi on avoue)

 

A trés vite pour de nouvelles aventures sur 2 roues!
 

A l'assaut des volcans ! 

En attendant l'arrivée d'une cycliste fraiche, Béatrice, maman de Steph, nous en avons profité pour aller découvrir deux volcans de la région... L'occasion parfaite pour admirer cette impressionante force de la nature mais aussi de nous fabriquer quelques globules rouges supplémentaires pour les efforts à venir... Bah quoi, un peu de dopage naturel n'a jamais fait de tort à personne :- )

Voici tout d'abord le rugissant et "puant" Volcan Poás, à une altitude de 2400 mètres il est toujours actif et donc sous haute surveillance!  Une petite caminata (sur un sentier bien macadamisé comme il faut) nous emmène à un autre cratère caché sous un lac d'altitude à travers une forêt tropicale...

             

Dans un autre style et sous d'autres altitudes (3432 m), le volcan Irazú détient en son milieu une lagune verde y amarillo très jolie ! Autour la plaine est vaste et la végétation est étrange et luxuriante...

      

 

21 Fev

Hola los amigos,

Nous sommes enfin reparties sur deux roues et tout ca grâce à vous!!!!
Hier, petite ballade de rodage du vélo: 1500m de dénivelé et 47 km au compteur!!! Ca montait bien, ca c'est sûr!!  Chemins de tous types (macadamisé, cross, vieilles routes,...), tout en longeant le volcan Poas et ces environs... Un cadre magnifique en somme!

 


Nous partageons un paquet de fraises et de bananes, avec notre bande de 5 (Bernard, un belge et Nathalie et Christian, deux francais) le long d'un étang artificiel où les gens pêchent le poisson qu'ils dégusteront pas la suite....

                                 
Que du plaisir même si les jambes ont un peu du mal à se remettre en route!!!  Nous sommes regonflées à bloc pour la suite du voyage!!!
Encore un énorme merci pour vos soutiens en tout genre.... Qu'est-ce qu'on ferait sans vous?

21 Fev
17 Fev

 

 

17 Fev

San José, Costa Rica

Nous voudrions commencer ces nouvelles par vous dire UN IMMENSE MERCI pour votre générosité ! Grâce à vous : amis, familles, connaissances, élèves, parents et professeurs de l'école des Marronniers ou mangeurs de Hotdogs, nous allons bientôt nous remettre en selle et poursuivre notre rêve !

Que l'aventure en Amérique Latine continue ! Muchísimas Gracias ! Pura Vida comme ils disent par ici !

"Cada fracaso le enseña al hombre algo que necesitaba aprender."  Charles Dickens

"Chaque échec apprend à l'homme quelque chose qu'il devait apprendre."

On a découvert une solidarité et une générosité humaine, des deux côtés de l'Atlantique, comme on aurait jamais imaginé!  Sûrement notre plus belle découverte du voyage... 

16 Fev

San José, Costa Rica

Buscada, buscada, promenons-nous dans la ville à la recherche d'un bici...

Hola amigos,

Nous sommes arrivées à San José, capitale du Costa Rica et avons commencé notre longue et laborieuse  recherche du vélo parfait!! Heureusement nous avons l'aide de personnes d'ici et là. 

A commencer par Andres Luna, notre hébergeur costaricain du moment grâce à cet ingénieux système de couchsurfing.  Ayant un peu de temps devant lui, il nous accompagne à travers toute la ville d'un magasin de vélos à l'autre... Il gongle avec les lignes de bus et la carte de la ville ce qui nous fait gagner un temps précieux.  Nous profitons égalemment de sa connexion internet et des bons plats préparés par sa belle-mère.  Une famille très accueillante et pleine d'humour...  

Nous sommes aussi en contact avec Eric Guay, un ancien tourdumondiste á vélo qui connait comme sa poche le Costa rica pour l'avoir parcouru à pied !!!! Il nous a mis en contact avec un couple qui tient un magasin "Decatlon" (vous devinerez aisément qu'il s'agit de français) qui tente de nous trouver un cadre vélo le plus adapté à notre voyage... Bien sur, nous avons la chance de compter sur l'aide précieuse de "La Maison du vélo" qui nous fournira le reste de l'équipement via la maman de Steph qui nous rejoint dans 10 jours pour 3 semaines de vélos à travers les volcans, les parcs naturels du Costa Rica...  Car ici, aucun cyclotouriste donc aucune offre sur le marché...  Croisons donc les doigts mais nous y croyons dur comme fer et nous trépignons d'impatience à l'idée de suer sur les cols costaricains !

Suite aux prochains épisodes... Suspense intense !  Mais avant de vous quitter pour de bon, je m'empresse de souhaiter un magnifique annif à ma cher Lizou !! Gross' léchouille à toi vieille canaille !

ps : un petit ajout sur la news Entre Rios !

 

1 Jan
9 Fev

Antigua : le régal !

Ce mardi 8 février, après une excellente nuit dans notre auberge de jeunesse El Gato negro fort sympathique, Marjorie (tante de Gaelle) et Adrienne (ocotagénère dans la force de l'âge qui s'oriente en fonction de la position du soleil dans le ciel) nous invite au resto "La Peña del Sol Latino".  Nous avons la chance de tomber en même temps qu'un groupe d'américain venant de la haute société de Chicago... Nous les apercevons en train de goûter toutes sortes de déserts qui nous emoustillent la langue rien qu'à les voir ! Quel n'est pas notre étonnement quand une charmante dame nous propose un cake à l'orange surmontée d'une boule de glace et recouverte d'un délicieux sirop de mûres.  Nous le dégustons avec grand appétit en attendant notre commande... Les voyant prendre des notes sur des feuilles de papier, Steph les prend pour des critiques gastronomiques.  Après notre repas, qui fut à la hauteur de nos espérances, nous avons encore eu droit à goûter trois autres délicieux deserts ! La chef du groupe vient alors nous demander dans un castillan teinté d'une touche d'accent english, le désert que nous avons préféré et si nous avions eu l'occasion de gouter le Cheese Cake ! Lui disant que non, elle s'encourt pour nous apporter une bonne part ! Quel régal !! Le fromage blanc lui confère une fraicheur relevée par une pointe de citron et de sirop de mûr servie sur sa croûte sablée ! A en mourir !!!  En allant aux toilettes, on tombe sur le pirate de la bande, qui nous explique qu'il s'agit d'un groupe d'amis expatriés venant essayer de nouveaux desserts pour étoffer la carte de leur restaurant !  Marjorie nous apprend par la même occasion qu'on y joue de la bonne musique au soir, nous decidons alors d'y repasser pour apprécier un chanteur guitariste accompagne par le boss du resto aux percussions savourant le Xéme dessert de la journée !  Le dit Cheese cake ainsi que le diabolique brownies caliente avec sa boule de glace !

Vous l'avez compris, nous faisons le plein d'energie pour nous remettre en selles !!

Pour les voyageurs qui rêvent un jour de se rendre à Antigua, on ne saurait que très chaleureusement leur recommander ce restaurant plein de charme avec des prix défiants toute concurrence.  On y mange de la nourriture de qualité pour 4-5 euros le plat de base et 2-3 euros le dessert au coeur d'un patio verdoyant ! Un incontournable !

Sur ces bonnes paroles, notre estomac nous appelle !

See you, take care of you !

 
Antigua 10 fevrier : Maya Pedal J-1

Nous profitons de cette dernière heure de connexion gratuite pour vous faire par de notre grande joie d'avoir fait notre première grande lessive officielle du voyage! Nous vous rassurons tout de suite, on est pas en train de puer dans nos vêtements depuis deux mois mais après une longue série de lessive à l'ancienne dans le rio (quelque peu pollué), il nous semblait une bonne idée de faire une lessive dans une vraie machine digne de ce nom... Le soleil du Guatemala se chargeant de le sécher en peu de temps...

Ce midi, dernier resto offert par Jacques, un ami de Joël notre sauveur de Mexico, avant une semaine de diète infernale ! Nous nous mettons au défi de tenir une semaine de riz blanc bouillon de poulet et flocon d'avoine pour le ptit-déj pour le plus grand bien des intestins de Steph...

Que le vaya bien... 

 


Jeudi 10 février : las Antorchas

Jacques et sa femme nous invitent à leur restaurant : "Las Antorchas".    Tout en dégustant un délicieux poisson à la sauce provenÇale, nous tentons de refaire le monde.  Nous passerons donc une agréable après-midi en leur compagnie.
Avec sa famille, Jacques possède égalemment une agence de voyage : "
Sin Fronteras" impliquée notamment dans un projet de reforestation ( Rainforest Alliance).
Nous ne pouvons que vous conseiller de voyager avec Sin Fronteras et si l'occasion se présente, passez donc par "Las Antorchas" pour le plus grand bien de vos papilles gustatives.


Vendredi 11 février : Maya Pedal ou la désillusion totale; Maya Pedal ou le flop intégral; Maya Pedal ou la vieille et rouillée pédale !


Lever 7h15, nous prenons le bus de 5 Q pour Itzapa.  Après une petite montée sac au dos, nous trouvons relativement facilement le faneux Maya Pedal.  Il n'y a que des américains, certains ne comprenant à peine le castillan alors qu'il est spécifié sur le site qu'une maitrise minimum est exigée pour être volontaire.  L'accueil est chaleureux et les gens sont très sympas mais env voyant ces vieilles carcasses de vélos, c'est la désillusion totale ! C'est sur, nous ne trouverons pas notre bonheur ici ! Il manque des pièces et ils n'ont pas d'équipement vélo. Enfin bref, le flop intégral ! De plus, il y a une floppée de volontaires pour peu de travail... Après avoir discuté une petite heure, nous décidons de mettre les voiles pou retourner à notre chère Antigua...

Demain nous prenons le bus direction San José, Costa Rica durant 3 jours si Dios lo quiere como dice la gente aqui !!

8 Fev

Hola todos,

Nous voici de retour à la "dite" civilisation...  Profitant d'un taxi pick-up trois étoiles conduit par Yves et Marjorie ( le grand oncle de Ga et sa grande tante qui soutiennent depuis plus de huit ans Entre Rios) nous arrivons tout en douceur à la pittoresque ville d'Antigua !

Entre Rios Reportage en direct du Guatemala:

Arrivée en microbus devant la tienda de Don Gaspar y Dona Manuela.  Nous sommes directement bien accueillies et ils nous offrent une grande chambre de trois lits.  Nous mangeons le midi en compagnie de Marcelino, le professeur et directeur des humanités.  Ils nous expliquent que cette après midi même se tient une réunion de parents pour lancer l’année scolaire et que nous sommes bien sur les bienvenues.  En y assistant, nous sommes amusées par les propos des professeurs qui recommandent aux parents de bien organiser la journée de leurs enfants afin qu’ils aient suffisamment de temps pour travailler au champ et de ne pas arriver a l’école tout transpirant.  Il leur explique également que chaque prof donne cours dans sa matière préférée et que certains cours ne se donnent que une fois ou deux a la semaine, il est donc normal que s’ils croisent le prof en dehors de l’école pendant les heures de cours, cela ne signifie pas que les enfants sont laissés a eux même mais simplement qu’ils sont pris en charge par d’autres professeurs a ce moment la.  Ils rappellent enfin que les parents doivent participer également a l’éducation de leurs enfants et ne doivent pas laisser ce rôle a l’école uniquement.  Nous nous présentons a l’assemblée.  On nous trouvera vite un rôle , il n’y a pas réellement de professeur d’anglais, nous remplirons donc cette tache durant notre séjour pour les 3 classes de secondaires. 

Après une nuit plutôt légère… Chaud et froid, les chiens qui aboient, le bus pour Flores qui part a 4heures du matin se met en marche difficilement toussotant quelques temps devant la maison avant de démarrer en rutilant dans tout le village, les coqs semblent mener un concours de chant style « babord-tribord » avant meme que le soleil se lève…    Les habitants d’Entre Rios sont très matinaux, la plupart d’entre eux se réveillent à cinq heures du matin.  Ce qui fait qu’inévitablement nous nous réveillons relativement tot. 

Mission Rio

Nous traversons le vilage, peuplé par toutes sortes d’animaux à deux et quatre pattes, poules poussins, dindons, cochons, chevaux, chevres, vache-zébu,… Sur le chemin, les enfants nous regardent avec des grands yeux.  Certains se cachent derrière leur sceau et quittent le chemin sans meme s’en rendre compte tellement ils sont intriguès par ces ètrangères á la peau blanche (bien que nous ayons déjà commencé à bronzer, sauf chiken 4in)  Une fois arrivée au rio, nous faisons notre lessive à la mode guatemaltèque de l’eau jusqu’aux dessous des genoux et habillés en short et en t-shirt.  Nous les observons laver des montagnes de vetements en frottant inlassablement les habits sur les pierres ou tables en bois avec une tonne de savon pendant des heures durant.

Le JEU DE LA FICELLE (cliquez ici pour plus de renseignements)

Comprendre les impacts économiques, sociaux et écologiques de notre alimentation quotidienne

Nous avons eu l'occasion de faire le jeu de la ficelle à Entre Rios, petit village où nous sommes restées trois semaines dans le nord du Guatemala.  Voici le compte rendu du jeu.
Après avoir quelque peu adapté à la sauce guatémaltèque le jeu de la ficelle pour tenter de le rendre plus accessible et plus concret aux yeux de nos amis guatemalteques d'Entre Rios.
Nous avons decidé, avec l'équipe des professeurs du village, de le mettre en pratique le jeudi soir : de 19h à 21h30.  Vu l'heure tardive, tous les profs étant de sortie le WE pour aller étudier, le monde ne se bouscule pas au portillon.  Peu importe, les gens les plus "importants" du village sont présents.  Certains jouent extrêmement bien leur rôle pour le plus grand plaisir du public mais d'autres sont confrontés à la peur de lire un texte à haute voix devant un public ou éprouve tout simplement des difficultés à lire en respectant la ponctuation tout en comprenant le message du texte.  La compréhension du groupe s'en trouve alors quelque peu altérée.  Malgré tout, presque tout le monde a réagit au bon moment et un message est passé.  Nous n'avons pas pu jouir de tout le temps que l'on aurait désiré pour passer en revue la dernière étape du jeu càd la manière dont on pourrait agir à l'echelle individuelle, communautaire et internationale pour diminuer notre empreinte écologique ou pour améliorer le système à un niveau environnemental et social.  Nous avons essayé de mettre l'accent sur l'importance de l'éducation à la maison, que le père montre le bon exemple par rapport, notamment, au tri des déchets mais aussi l'importance de donner l'opportunité à ses enfants d'aller à l'école pour qu'ils y apprennent le respect de la nature et qu'ils deviennent des citoyens responsables mais égalemment l'importance de la reforestation, de la protection de l'eau et de favoriser les achats locaux.
Un premier bilan plutôt positif mais il reste du travail pour rendre encore plus concret ce jeu qui parfois traine en longueur surtout quand certains éprouvent de la difficulté à la lecture.  Trouver une plage de temps suffisante et surtout le public avec lequel le message est susceptible d'être le mieux compris et peut -être même diffusé.  Encore donc un peu de boulot en perspective...

Voici les personnages que nous avons selectionné ou rajouté pour l'assiette de base des guatémaltèques :

- le paquet de chips , que l'on retrouve dans toutes les épiceries même dans les villages les plus perdus et qui font le bonheur des plus petits et des plus grands
- la bouteille de pepsi/coca-cola, boisson nationale des mexicains et des guatemalteques, dont on retrouve ses cadavres sous forme de bouteilles de plastique ou de canettes un peu partout dans la nature.
- le poulet de la chaine de restaurant : Pollo Campero : lqui fait de l'ombre aux vendeurs de poulets locaux
- Burger King, mis au cercle des multinationales, qui nous permet de faire intervenir les frijoles et les tortillas qui sont des produits de proximite et sans emballage a contrario de la nourriture proposée par Burger King !

La cause écologique nous tenant à coeur, nous avons organisé un atelier sur le cycle de l'eau avec les enfants.  En effet, il nous semblait judicieux d'expliquer les impacts de notre vie de tous les jours sur notre précieuse réserve d'eau potable...  Très peu d'entre eux, petits ou grands, se rendent compte des effets de l'utilisation des pesticides, des produits de nettoyage dans la rivière, des déchets brûlés ou jeter dans la nature,... sur leur nappe fréatique et les cours d'eau environnants.  Durant notre séjour, privée d'eau courante, les habitants du village devaient aller chercher l'eau directement à la rivière et la faisaient simplement bouillir avant de l'utiliser pour la cuisine ou pour la boire.  Le cycle de l'eau à Entre Rios n'ayant pas tous les intermédiaires présents dans le monde occidentale ( fosse septique, station d'épuration, filtre à eau,...) les causes-effets sont encore plus criants et peut-être même préoccupants.  Le jour de notre départ la pompe à eau étant réparée, celle-ci va chercher directement l'eau dans la nappe fréatique non loin du village entourée de nombreuses cultures en tout genre et qui, très souvent, sont arrosées de pesticides parfois interdit depuis longtemps en Europe et aux Etats-Unis !

Nous avons donc voulu sensibiler les plus jeunes à cette problématique sous forme de l'histoire d'une petite goutte d'eau et de sa famille... Après un brin d'explication un peu plus théorique, nous avons essayé de le rendre plus concret sous une forme revisitée du jeu du "Petit Poisson Rouge" : " Petite goutte d'eau peut-on passer la rivíère à condition de..." Les enfants représentent les gouttes d'eau pures.  Nous sommes au centre et changeons de rôle à chaque passage.  Si nous représentons des pesticides, du chlore, de l'essence, du savon à lessiver non biodégradable, des sacs en plastiques,.. les enfants doivent courir le plus rapidement possible de l'autre côté en évitant de se faire toucher par la pollution que nous représentons ! A contrario, si nous sommes une branche d'arbre, une feuille, une fleur,... la traversée est tranquille et sans danger! " 

Le jeu a bien fonctionné, espérons maintenant que le message soit bien passé...

Si des idées vous viennent à l'esprit ou si vous connaissez des associations écologiques ou sur le tourisme durable nous sommes bien sures très intéressées... A bon entendeur...  

 


 

 

La suite dans quelques jours, avec notre amie 4IN, envoyée speciale de Belgique, qui au moment où nous vous écrivons se trouve quelque part sur la route entre le Guatemala, le Belize et le Mexique.  Nous lui souhaitons une bonne route dans les airs et grand merci pour ces supers 3 semaines passées en sa compagnie!  Et un merci particulier, pour la super trop bonne waw bouffe qu'elle nous a offert à Flores après une semaine et demi de frijoles, poulet, oeufs et tortillas!!!!

Nous allons bientôt rejoindre notre ami Paul, cyclotouriste américain, rencontré à Flores et qui est venu nous rendre une petite visite à Entre Rios sur son vélo XXL.  Nous esperons nous reequiper avec son aide et celle de l'association Maya Pedal...

Plus d'infos dans quelques jours...  Les impatients et friants d'infos peuvent déjà décompter les jours et aller jeter un petit coup d'oeil sur le site internet de Maya Pedal

Grosses lèchouilles à vous tous,

Les bientôt de nouveau sur deux roues et en plus en charmante compagnie ;-)

En bonus, une petite anecdote croustillante sur Palenque ;-)

En direct depuis la Belgique, pour le reportage  « Entre Rios », 4IN reporter d’un jour.

Hola !

Entre Rios est un petit village au Guatemala dans le département de Peten, entre Sayaxché (à l'ouest), Poptun (à l'est) et Flores (au nord), au milieu de nulle part.  Ne le cherchez pas sur une carte… il n’est pas indiqué.  Créé il y a 15 ans, il est le fruit du retour d'exil des habitants du K'iche' ayant fuis la didacture et la guerre.  Leurs terres d'origine étant occupées par d'autres, le gouvernement leur a octroyé de nouvelles terres dans le Péten. Ainsi fut fondé Entre Rios. 

Il compte 480 habitants  et comme son nom l’indique… se trouve entre deux rios. 

Le rio de gauche  : où nous allons faire la lessive et un brin de toilette...  avec son nouveau pont par lequel on arrive au village.

  

Le rio de droite, avec son petit pont, uniquement pour piéton (pour les chevaux, c'est à la nage) :

 

 

      

Le village n’a pas l’électricité.  Certaines maisons ont un générateur, ce qui permet d’avoir la lumière dans une ou deux pièces, de faire marcher le congélateur de la tienda (pour qu’il soit froid pour le lendemain et servir des boissons fraiches), recharger les GSM et … la TV.  Attention, il n’est allumé que de 18h à 21h .  Et la TV sera sortie dès 18h pour passer les soirées devant des films avec des pubs toutes les 20 min de 15 min chaque fois…

Coté eau, les deux rios ont bien leur utilité. Il y a des points d’eaux dans le village mais petits problèmes techniques en ce moment.  La vaisselle, la lessive et les bains se prennent au rio et la charge eau est nécessaire tous les jours.  Pour transporter, il utilise le tricycle, le cheval, la moto ou sur la tête.  Nous avons testés le tricycle (mon orteil s’en souvient encore, hein Ga !), sur la tête mais pas le cheval, à la grande tristesse de Steph. 

      

 

La vie a Entre Rios est rythmée par le « moteur », la machine à faire la pâte à tortillas.  Elle fonctionne trois fois 1h30 au moment des repas (6h, 11h30 et 17h).  Chacun vient avec son bassin de maïs (réhumidifié), un petit pichet d’eau et paye en fonction du poids de maïs.  Ga a testé pour nous.  Le petit seau bleu, au-dessus de la machine, est muni d'un petit robinet pour ajouter de l'eau facilement.

                                                                                                                                                                                               

 Un moulin manuel encore utilisé dans une maison qui est à 30 min de marche, isolée du centre du village.

                                                                                              

      

 jkljlkL’école, au centre du village, accueille les primaires et pré-primaires le matin (de 7h30 à 12h) et les trois premières années de basico (= rénové) l’après-midi (de 13h à 17h30).  L'année commence fin janvier et se termine fin octobre. 

Pour les primaires, il y a une classes par années et une classe pour les pré-primaires.  Tous les lundis matin, ils font le levé de drapeau, l’hymne nationale et un petit « spectacle » préparé par une classe.  De temps en temps pendant les cours, ils font des petites jeux soit dans la classe soit dehors.

        

                                 

Distribution du matériel scolaire :  

Le lundi matin, ce jour là animé par les 6ième primaire et leur professeur Miguel Angel :

     

             

Les basicos ont des cours de mathématique, lenguaje (apprendre à mettre par écrit une conversation, la signification de signaux ou gestes ,…), études sociales, Q’eqchi’ (dialecte prédominant de la région), sciences naturelles, educacion para el hogar (pour le foyer), formation musicale, anglais (vocabulaire car les profs ne parlent pas anglais), art plastique, arts industriel, éducation physique (petit jogging jusqu’au village d’à coté et retour), mécanographie (dactylo) et comptabilité.  Une période de cours dure 35 min… vraiment très court.  

Ici, ils sont en train de faire des bacs à compost.  Les filles manient la machette pour trouver de quoi faire les "planches" et les garçons sont au marteau pour clouer le tout ensemble. 

  

 

 

Voilà le village dans lequel nous sommes restées 2.5 semaines.  La suite de notre vie à Entre Rios très très bientot !

  4IN, pour la Tri'IN Team

Voici la suite des aventures à Entre Rios (un paragraphe école a été rajouté dans les news du 17 février).

 

Le 20 janvier, nous arrivons dans ce petit village après avoir demandé 20x, à Flores, pour le bus d’Entre Rios avec pour réponse : Rio Dulce ?,  passer une nuit à Sayaxché, traverser deux fois le rio,…  Mais nous y sommes !  Yeeess !!!

                                                                    

                                                                 

 Traversée du rio en barque pour les piétons et en "bac" pour les véhicules.  Paysages sur la route d'Entre Rios.

   

 

A notre arrivée, nous avons été très bien accueillies par Marcelino Tiu (et 2 ou 3 personnes venus nous dire bonjour en attendant).

Nous découvrons ce qui va être notre chez nous pour 2,5 semaines.   Nous dormons chez Dona Manuela et Don Gaspar Tiu, parents de Marcelino.

                                                                       

 

     

 

 Au fil des repas, où les gens viennent manger au compte goutte après leur travail dans les champs, à l’école ou autre, nous rencontrons différents membres de la famille Tiu (ou pas...).  Un peu un casse-tête pour comprendre qui est qui et qui fait quoi.  A la fin du séjour, on en a une vague idée en tout cas.  Car il y a du monde qui vient déguster la cuisine de Angelina.  Angelina s’occupe de la cuisine toute la semaine (le weekend étant à Sayaxché pour étudier,  c’est une autre femme qui prend le relais) et Katarina s’occupe des tortillas à chaque repas.

Voici nos différents menus (c’est pas que je ne pense qu’à la bouffe, quoique ca fait une petite pensée pour Steph , mais tant qu’on en parle…) : Frijoles-œufs, frijoles-œufs-saucisses « swann », frijoles-riz, pates mayo, bouillon de légumes, bouillon de poulet avec un bon morceau de poulet (à la grande joie des dents de Ga) fraichement tué, Tamales de frigoles (on est moins fan de ce plat là), Tamales de poulet (pour le jour de fête).  Une fois par semaine de la viande et une fois du poisson.  Nous avons eu aussi des escargots du rio, je ne sais plus le nom.  Tout un art pour les manger !!  Le tout accompagné de tortillas toutes fraîches (pour le plaisir des uns et les boulettes de l’autre).  Pour boire, c’est l’eau du rio (bouillie bien sur) aromatisé (santé Ga ! ).  Le soir, nous allons chercher une petite sucette à la tienda de Don Gaspar pour notre dessert...  Rituel pour les unes, de temps en temps pour les autres car le sucre ca fait mal dormir (Ga vous expliquera). ;-)

 Prépa des tortillas par Kata + Angelina :                   Bouillon de poulet :                                         Escargots du rio :

  

Une tablée mi-belge,mi-guatémaltèque :                                                    Le cure-dent de Ga :              Première sucette, pour l'annif de 4IN :

  

 

Très vite notre planning théorique de la semaine s’est mis en place :

De 8h à 9h : suivi du cours de grammaire des 6ièmeprimaire.  « Qu’est-ce qu’un groupe du nom ?  Un groupe verbal ? »  Pour Ga y Steph, ce n’était pas tout à fait ce qu’elles attendaient comme grammaire.  Pour moi, cela me faisait apprendre du vocabulaire (mon niveau d’espagnol étant…au plus bas). 

De 9h à 10h : activités avec les ados de 1,2,3 basico qui le désiraient.  Un jour, cela a bien fonctionné, plein d’ados.  Malheureusement les autres jours, pas de monde au RDV.  Ils devaient travailler dans les champs, donc pas facile.

De 13h à 15h : cours d’anglais au basico.  Les premières étaient super, ils participaient très bien.  Plus on montait dans les années et moins ils étaient actifs… De vrais ados...

De 16h à 17h : activités pour les ninos (enfants) à la cancha (au terrain de basket et foot).

17h30 : petit tour au rio pour le bain et la lessive si nécessaire.

18h30 : « Ven a comer », nous disait Dona Manuela…

Et vers 20h30, 21h00, nous nous faufilons sous notre moustiquaire, et après quoi on peut entendre des « oh zut, j’ai oublié un bic », « pffft, je dois encore aller à la toilette », « mais ne tire pas sur la moustiquaire », « attention, il y a un moustique », « mais où sont passés les boules Quies vertes », « tu as pris des vertes ou des oranges la nuit passées ? », … … …

 

La première semaine s’est passée comme cela.

La deuxième fut plus mouvementée entre l’arrivée de Rémi (français,le scatteur de plan vélo avec Dani à San Cristobal de Las Casas), de Yves et Marjorie (grand oncle et tante de Ga qui viennent ici depuis 7ans) et passage de Paul (américain, le potentiel-futur-cyclo-bodyguard) avec son vélo XXL.

              Ga et Yves :              Marjorie :                     Rémi sur le vélo de Paul :                                     Paul :

            

 

Les activités avec les ninos et les ados se passent sur la cancha.  Bien souvent, à l’heure de RDV, il n’y a pas grand monde.  Mais il suffit de rester un peu, de jouer avec les quelques enfants qui sont déjà là et en voilà un, puis trois, puis six,… jusqu'à 30 ou 40 qui arrivent des 4 coins du village.  Ca y est nous pouvons commencer les jeux sous le regard amusé de parents et de villageois venus nous regarder.  Touche-touche glacés, mort à vie à, le labyrinthe, les cruches, le jeu du foulard liégeois, le chef d’orchestre, l’assassin, la machine infernale, mime en cascade, téléphone sans fil, pan t’es mort,…  Ga y Steph s’appliquent à expliquer les jeux.  Il faut un tour ou deux pour que le jeu prenne et puis c’est parti !! 

                      

  

Un jour, le soleil tapait tellement que nous avons terminés par faire des jeux assis à l’ombre et, le lendemain, comme le soleil était toujours bien présent, le RDV s’est fait au rio et tout le monde à l’eau !

Et sous les conseils de Ga, Gaspar a amélioré son plongeon (dernière photo, deuxième ligne...)

                  

 

Le dernier vendredi, nous avons sorti notre petit cadeau : trois belles balles (volley, basket et foot) et notre bowling fait maison (avec les seules petites bouteilles d’eau potable trouvées dans une des tiendas* du village  pour éviter de nous déshydrater, maman 4 veillait au grain, entre les repas). 

*il y en a au moins 5 de tailles diverses

                                

 

Chaque jour, nous terminons les activités par notre cri « Venga, Venga, Viva entre Rios ».  Et avec les ninos, nous leur avons appris la chanson de la petit grenouille.  Chansons avec geste.  Ils s’en sortaient très bien, particulièrement l’une ou l’autre.

 

  

                                                    

 

A tout bientot pour la suite de Entre Rios news !

Suite du reportage Entre Rios - Guatemala

Activités diverses lors de notre séjour dans le village :

 

Le premier samedi, Dona Manuela nous dit qu’il y a une fête avec des danseurs sur un air de marimba à Sanctuario (village à 15 min à pied).  Nous allons y faire un petit tour.

 

   

  

 

Le dimanche, nous allons à la messe.  Dans leur petite église, la célébration est animée par Marcellino Tiu et, à la guitare, Miguel Angel, son frère. 

 

                                             

 

Le 24 janvier, vers 4-5h, nous entendons des pétards… pas possible à cette heure là…et si, c’est l’anniversaire de Bryan (fils de Camelia qui est la fille de Dona Manuela et Don Gaspar).  Ca chante aussi déjà dans la cuisine.  Toute la journée, la maison est animée : on prépare la fête des 1 an de Bryan.  Les femmes sont venues donner un coup de mains et cela s’activent dans la cuisine.  Au menu : tamales de poulet.  Il faut en faire 300.  200 pour les 100 invités et 100 pour manger comme cela.  Nous donnons un petit coup de mains et apprenons les secrets de cette préparation.  Tout se passe sous l’œil attentif de Dona Manuela.  La fete commence vers 17h par la pinata.  Ensuite place au repas sous un air musical avec des petits discours, le passage de bras en bras de Bryan et les cadeaux.  Une fois les tamales terminés, chacun retourne chez lui … la fête est vite passée…

 

                                                  

                                                                   

 

Le deuxième samedi, nous quittons le village à 4h du matin, avec le bus de Flores, pour passer le We à Flores et profiter d’un site maya non loin de là : Tikal.  Nous y passons la journée du samedi à se ballader, découvrir les temples au milieu de la jungle et admirer du haut de ceux-ci les océans de jungle…  C’est magnifique !  Le soir, bon petit souper dans l’auberge de jeunesse de Flores où nous passons la nuit.  Le lendemain, petites courses (de quoi faire du pain, ballons pour les ninos,…) et retour en bus mais nous devons passer par Sayaxché car le bus « direct » Flores-Entre Rios, ne roule pas ce dimanche …

 

****Photos tikal ***

  

Le mardi 1 février, nous rangeons la commande, arrivée la veille, dans la tienda de Don Gaspar.  Nous nettoyons la tienda de fonds en comble.   Cela nous prend toute la matinée.  Maintenant, tout est bien rangé sur les étagères, la pièce est balayée et les cucarachas sont bombés.  Et nous connaissons un peu tous les trésors de la tienda, comme... des chics et des sucettes aux goûts originaux.  Ga s’est découvert une nouvelle passion : servir à la tienda… 

 

Le lendemain, mercredi matin, nous allons aidé Juana, femme de Miguel Angel, dans sa classe.  Elle est institutrice maternelle à Sanctuario.  Les enfants commencent par chanter quelques chansons puis nous leur faisons des jeux dehors.  Difficile la compréhension car ils ne parlent pas tous castillano.  Une fois rentrés dans la classe, place à l’étude de la couleur orange.  Juana nous donne des crayons et feuilles.  Il faut faire des mandarines pour chaque élève pour qu’ils puissent les mettre en couleur.  Ici, les mamans sont à la portent (si pas dans la classe) pour regarder ce qu’il se passe.

                                       

 

Durant la deuxième semaine, le four à pain de Marcellino a pas mal chauffé.

Rémi, qui a pratiqué la boulangerie pendant 1 an, nous apprend à faire du pain « façon professionnel ».  Le lendemain,  nous comparons la façon pro et la façon maison … le pain façon pro a une plus belle présentation et est plus aéré mais les deux sont très bon.  Pour certains coté belge, cette fabrique de pain est un bonheur (à part du pain dulce, ici c’est tortillas et tortillas), pour d’autres coté guatémaltèque, ils le savourent avec du pepsi... 

Le dernier jour, nous faisons 6 pains. Marjorie est de la partie (et maintenant elle fait son pain chez elle, non ? ;-)).  Après un petit oubli de mettre la flamme pour allumer le feu, il faut faire la balance entre un pain qui ne retombe pas et la température du four trop élevé (et oui, il n’y pas de thermostat…).  Rémi a failli y perdre ses cheveux mais Ga était là pour l’épauler.  Et même si il y a eu un peu de pain brulé, le résultat est très bien et très bon. 

J’espère que le pic-nic du lundi était bon pour Yves, Marjorie, Steph y Ga qui était impatient d’avoir un pic-nic à la belge… avec un bon pain.

Grâce au reste de pain et au lait, trouvé chez un fermier un peu à l’écart du village par Rémi, nous leur avons fait découvrir le pain perdu. 

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 Quelques photos du jeu de la ficelle expliqué dans les news du 8 février.

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Petite virée eau avec le pick up de Yves.  Cela permet de ramener une grande quantité.

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 Le vendredi 4 fev, Abel nous invite à diner. Nous sommes 7 à la table.  5 belges, un francais et un américain.  Sebastan, un orphelin, se joint à nous.  Abel, Manuela sa femme, et ses enfants (Katalina et César) mangent après nous sur une autre table.  Le diner est super bon et très sympa.  Nous nous attardons un peu pour discuter avec eux ou jouer avec les enfants…

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Un matin, levé à 5h30, pour une petite visite chez le fermier qui trait ses vaches.  Trente minutes de marche dans une grande étendue de prés.  Nombres de vaches traitent : 2.  Rémi teste la fabrication du beurre et de fromage grâce au conseil du fermier.

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 Quelques photos de l'atellier du cycle de l'eau, expliqué dans les news du 8 février. 

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Le samedi 5 fév aprem, nous allons jusque Santa Lucia, village a 1h de marche.  Les habitants ont dû quitter leur maison, à cause du rachat des terres par un propriétaire qui veut exploiter cet endroit différemment…  Ils ont tout emporté et brulé ce qu’ils ne pouvaient pas prendre.  Dur, dur !  Les enfants nous ont suivi et c’est donc avec une ribambelle de ninos que nous avons été jusque là.  Yves et Marjorie ont eu la même idée et nous nous sommes retrouvés à Santa Lucia au même moment.  Le retour a donc été plus rapide, puisque nous sommes tous montés dans le pick up.

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 Pour notre dernier diner, nous sommes invité par le comité des femmes.  Poulet au « BBQ », crudités, riz et tortillas.  Le diner était délicieux.  Ah oui, et comme boisson… une bonne bouteille de pepsi…

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 Le dernier soir, c’est la fête d’adieu pendant laquelle Yves (aidé par ses assistants de chocs) remet les enveloppes, avec les fonds récoltés en Belgique, aux responsables des différents postes choisis.  Le parrainage Entre Rios, récolté par Steph y Ga, est remis avec l’enveloppe consacré à l’école.  Nous avons un très bon souper et après la remise des enveloppes… place à la danse !!!

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Le lundi 7 février, nous quittons tous le village après une expérience enrichissante, de bons moments et de chouettes rencontres.  Et je quitte également Steph y Ga pour rejoindre Flores-Chetumal-Cancun et puis… la Belgique (et oui, quand il faut, il faut…).  Steph Y Ga ont un super lift, le pick up de Yves, pour rejoindre Antigua.

 

Lors de ce petit séjour, nous avons vécu avec les villageois et essayé une bonne partie de leur tache quotidienne : chercher l’eau au rio, couper le bois (petits essais infructueux…),  aller au « moteur », décortiquer les frijoles, aider à tuer et déplumer le poulet, faire des tamales, faire les tortillas, faire la lessive et vaisselle dans le rio, …

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Avant d’arriver dans ce petit village, sur la route entre Cancun et Chetumal, nous nous sommes arrêtées à Tulum, ruines maya.  Après la visite, nous avons fait un peu de snorkeling puis admirer le coucher de soleil depuis le bateau...

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Sur la route d'Entre Rios, nos pic-nic étaient de succulents sandwich-philadelphia (elles deviennent des connaisseuses du philadelphia, crémeux à souhait) et pour le repas cuisiner : pates – carottes – sauces tomates ou philadelphia (suivant les estomacs de chacune) préparé sur le super réchaud de Steph y Ga ( et qui a été l’occasion pour Steph de se rendre compte que le mode d’emploi, après l’avoir parcouru de long en large en anglais, était aussi en francais… ;-) ).

******Photos****

 

 Voici ce qui termine le reporter de "Entre Rios".  J'espère pouvoir mettre les photos très rapidemment.

 4IN, pour la Tri’IN team, en direct de la Belgique.

 

Un tout grand merci à vous deux, Steph y Ga, de m’avoir permis de partager cette super aventure et expérience inoubliable avec vous !! 

 

  

 

 

 

 

 

 

19 Jan

Salut les amis,

Nous vous écrivons pour la première fois du Guatemala, le passage des frontières dans un mini van était assez folklorique ! Toute une histoire, en résumé : un chien écrasé, un pneu crevé, les argentins avec un visa additionnel à payer, un soleil de plomb, l'ancien champion olympique du triple saut avec nous,...  Heureusement, pour nous accompagner dans cette nouvelle aventure, 4in nous a rejoint pour s'enfoncer avec nous dans la jungle.
Nous sommes à Sayaxché , petit village le long du fleuve avant de prendre un minibus pour Entre Rios !
Il fait SUPER chaud mais on ne fond pas encore...
Nous avons inauguré notre super réchaud, il est trop CANON !!!

Vous allez devoir prendre votre mal en patience car nous n'aurons plus accès à internet pendant un petit bout de temps.. Mais don't worry, comptez les nuit, nous serons bientôt de retour !

Que le vaya bien amigos ! Surtout n'hésiter pas à faire encore des dons pour le village...  Vous êtes déjà nombreux à nous avoir soutenu et nous vous remercions déjà énormément pour cela ! Vous avez notre reconnaissance éternelle !
Grosse léchouille de nous,

La Tri'IN team

13 Jan

Hoplaboum, bonjour tout le monde,

Nous voulions vous partager ce si beau mail envoyé par les enseignantes de l'école des Marrionniers avec qui nous réalisons un échange !

Merci beaucoup à vous ! Cela nous fait réellement plaisir !!

"Bonjour,
Alors, comment ça va?
Vous vous remettez petit à petit?
A l'école, les enfants se demandent si vous allez avoir un nouveau vélo et si vous allez savoir poursuivre votre objectif?
 
Nous leurs avons lu le message qui demandait éventuellement de faire un don.
Une lettre a été distribuée aux parents du cycle.
On ne sait jamais qu'il y ait d'heureux donateurs...
Un enfant a eu l'idée d'organiser une activité dont les benef seraient versés sur le compte.
Une vente de Hot dogs pour toute l'école aura lieu le 1 et le 8 février.
Je sais, cela vous parait lointain mais, nous voulons que tout cela ait un sens pour eux donc, nous allons étudier comment réaliser une affiche, faire les affiches, écrire une lettre aux parents de l'école, récolter les talons réponse avec les commandes, compter l'argent récolté....
Dans la vie d'une école, cela prend vraiment beaucoup de temps si l'on veut faire ça dans les règles de l'art...
 
A ce propos, nous sommes toujours contentes d'avoir des nouvelles, mais nous avons un  réel problème de gestion du temps....
Nous avons seulement commencé à remplir la fiche suer le Mexique à l'aide de vos précieuses informations!
Continuez ce genre de message mais nous aimerions avoir moins de "petits défis" à résoudre.....Vos idées sont géniales mais il faut que l'on avance dans la matière.....
 
Voilà, même si vous n'avez pas de réponse des enfants,(par faute de temps encore une fois)!
 nous leur expliquons souvent les news que vous mettez sur le site et ils sont ravis.
Merci et bonne continuation dans votre aventure.
On croise les doigts pour que vous puissiez vous remettre à faire travailler vos mollets!
Laurence, Charlotte et Nancy "

 

13 Jan

Palenque

Lever 5h15… rude rude, nous faisons rapidos nos sacs, un ptit déjeuner corn flakes + confiot pain avant une petit ballade matinale pour rejoindre le terminal de bus.  Meme à cette heure matinale, la ville grouille déjà de petits écoliers en uniformes, de voitures,…   Ca commence bien, le bus a une demi-heure de retard !  Apres 2h30 de route, le bus s’arrête dans un grand parking, comme deux naives, nous espèrons déjà y être ! Mais faux espoirs, il nous reste encore trois heures de trajets , bad news !   Comme le petit dej n'est déjà qu’un vague souvenir et que tout le monde autour de nous casse la croute, on décide de faire de même ! Nos délicieux sandwich économiques faits maison ( 6 pesos), nous font de l’œil et sont rapidement entamés…

Le car reprend sa route au travers de montagnes sinueuses,... Malgré « fast and furious » qui tente de nous distraire, l’estomac de Steph ne semble pas trop apprécier…   Son teint devient tout doucement verdâtre et elle serre de plus en plus les dents.  Malgré une méditation profonde et la tentative ultime d’avaler une pilule contre le mal des voyages, il est déjà trop tard, le mal est fait! Le pécher du second petit déjeuner va bientôt être payer dans les minutes qui suivent …   Résultat, ni une ni deux en direction de la toilette du car, Ga a à peine le tps de courir ouvrir à toute vitesse la porte, pour un re-baptisage presque complet… Vive les odeurs dans le car ! Haut les cœurs !

Ce trajet pourri en valait tout de même la chandelle…  Nous arrivons à Palenque sous une chaleur humide et nous rejoignons sans  attendre son fameux site archéologique…

L’endroit est magique : l’ancienne cité gigantesque est engloutie dans une jungle épaisse aux lianes entrelacées, aux arbres de fleurs, fougères,…   Il y règne de bonnes ondes et la ballade a travers les différents temples, sentiers est tout simplement idyllique !

 

San Cristobal de las Casas

Vendredi 7 janvier 2011

 
8h30 : Arrivée à San Cristobal de las Casas... L'air frais nous envahit rapidement nous rappelant que nous avons quittés la chaleur de la cote pour gagner des altitudes plus généreuses.  Petit déj sur la place principale du village, dans nos nouveaux supers gobelets pliables ( qui puent qd même il faut l'avouer, si qql a une solution, on est preneuses !!).  Ca y est, ils sont baptisés, cette fois, rien ne pourra plus leur arriver !   Au menu du jour, Corn Flakes et yahourt fresa.  Nous abandons nos sacs dans l'auberge de jeunesse á deux pas du centre, 80 pesos la nuit avec eau chaude et cuisine à disposition, le lieu est fort sympa et ultra clean.  Vu le nombre d'heures de sommeil, le programme du jour est light : flanage dans le centre de la ville qui est fort soigné.  Les façades sont remplies de couleurs et les enseignes sont attrayantes.  les touristes sont facilement repérables par un attroupement de femmes et enfants indigènes qui vendent bracelets et textiles en tout genre.  Quelques pas et nous nous laissons aller dans un petit mercador d'objets et de tissus, une vraies explosions de couleurs! Nos yeux s'arrêtent sur qql beaux pulls et surtout sur une série de salopettes miniatures vraiment craquantes.  On verrait bien Super Crack dedans, elle serait ainsi fashion d'Amérique centrale...
Un peu plus loin, un marché, alimentaire cette fois, regroupent des centaines d'étales dessinant un vrai labyrinthe : les fruits et les légumes, montés en pyramide sont alléchants et bons marchés.  Parmi les locaux et qqls touristes, nous faisons nos emplettes á la façon Boqueria barcelonaise, ce qui équivaut à une monton de fruits et lègumes pour qql pesos : oranges, mangues, avocats, tomates, pastèques,... Et également qql tortillas fraîches, 15 pour 3 pesos qui feront notre festin du midi ! Erreur fatale, nous lavons les tomates á l'eau du robinet ce qui nous vaut trois jours de mini-tourista ! Ou serait-ce les carottes crues en apero ? Le mystère est entier contrairement au vidage de nos estomacs !!
A 15h15, copa avec Daniel, le fils d'Alma, la tante de 4IN...  Autour d'un milk-shake touristitant, il nous conseille sur les mille et une choses à découvrir dans cette région si riche...   Notre choix se fera en fonction de notre porte monnaie qui , il faut bien l'avouer, est en pleine perdition ces derniers temps...

 

     

 

 

  

Samedi 8 janvier
 
Nous décidons d'aller à Chamula petit village tranquille non loin de San  Cristobal..  Ce petit village avec son marche sur la grand place n'a rien d'exceptionnel si ce n'est ces coutumes vestimentaires et rituelles et son église qui borde l'avant de la place...Ne pas prendre de photos, traduit en trois langues et où la version française totalement incompréhensible, voici ce que nous pouvons lire avant de rentrer dans cette athmosphère tout a fait particulière...
Le sol est jongé d'herbes qui le rend super glissant !! Les gens sont assis par terre en train de coller des rangées de bougies de tailles et de couleurs différentes.  Elément tout à fait particulier, ils emmènent avec eux toutes sortes de refrescos dont le coca en est la vedette.  Après les avoir bénies, le brevage ingurgité devrait avoir pour effet de purifier leur corps des mauvais esprits.
Les poules sont également de la partie, apr`s avoir récité des prières dans un semi état de transe, en se balancant d'avant en arrière, dans une chaleur malsaine au parfum d'encens et de bougies brulées, la poule qui s'affole car elle comprend que qqch ne tourne pas rond se fait croquer la nuque d'un coup sec puis est prise de spsames pdt encore plusieurs minutes avant que n'arrive le tour de sa compatriote...  POur imortailiser cette scène hors du commun, faute de photos, nous décidons de sortir nos plumes et cahiers pour réaliser un petit croquis.  L'instant d'après nous sommse entourés par une bandes de petits curieux qui commentent le moindre déplacement de notre croyon dans un dialecte maya que nous ne comprenons pas... Soudain, deux hommes arrivent et pour montrer leur autorité nous disent qu'il est interdit de dessiner et que nous devons tout effacer.  Ni une, ni deux, nous remballons nos affaires et nous sortons vite fait par la petite porte.  Décidement, ils sont vraiment bizarre ces chamuliens ! 
Nous rentrons à l'auberge pour un petit casse-croute tortilla-avocats-philadelphia.  On fait la connaissance de Claudio, un italien sextagénaire qui travaille en haute saison en Sardaigne, et qui profite du reste de l'année pour voyager aux 4 coins du monde.  Ce personnage haut en couleurs, nous parle dans un mélange de francais, italien, espagnol, qui rend ces conversations encore plus délirante...

 

Dimanche 9 janvier  
 
Lever 8heures, petit déj flocon d'avoine orange pour Ga et mangue pour Steph.  On fait la rencontre de Remi, un francais de 22 ans qui commence par nous scatter notre lait avant de nous scatter notre plan vélo avec Dani.  Meme si c'est un francais grnde bouche, il s'avère très sypathique ! Dani qui s'etait deja bien bouge pour trouver deux velos fait encore appel à son pote pour trouver un vélo à Remi.  Deux pesos plus tard pour regonfler les pneus et nous voila partis ! On commence fort par une belle cote, les effets de l'altitude + nos gibolles désentrainées font que le souffle est court et qu'on avance pas très vite ! Dani avec son vélo high tec et ses pneus tout fin, fait des aller-retours à coté de nous, vive le moral !
Un sentier d'escaliers de pierre nous conduit au bas d'une falaise-grotte où coule une rivière à l'eau glacée... De l'autre coté, nous rejoignons un pont de bois balançant.  Nous mangerons sur le ponton réservé à la tyrolienne qui est l'attraction du coin.  Après un pic-nic muy rico, nous repartons le ventre surglonflé pour entamer avec courage une mega cote sur un soleil de plomb... Nous redescendons de l'autre coté par une giga descente pour arriver au fond d'une petite vallée.  Quelques maisonnettes entourées de pâturage ont poussés au milieu de cette vallée qui semblent vivre hors du temps.  Un petit tour par les baños publicos avant d'entamer cette fameuse cote qui était plus agréable à descendre qu'à gravir comme vous vous en doutez...
Maintenant place à la descente de retour qui, malgré les topes fut muy génial !!
Chouette journée donc où nous nous offrons un gouter à la hauteur de nos efforts : pain français-confiot et une bonne pastèque! 

 

 

                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 Jan

Mazunte,

Playa, sol, palmas y mar… Mais avant cela, 7heures de route avec nids de poules y topes ( casse vitesse tres répandu partout au Mexique) sur des routes sinueuses des montagnes ¡ On sert les dents, histoire de ne pas rebaptiser la super voiture de Emo. 

10h : nous petit déjeunons un excellent sandwich al pollo à “ la Montana” petit resto niché dans les hauteurs. 

Durant la descente, le paysage change du tout au tout, bananiers par hectares entiers, cocotiers,… Et c’est dans une chaleur bien humide que Mazunte, petit village côtier, nous ouvre sa belle crique, ses vagues divines et son sable fin,…  Nous passerons la bonne partie de l’après midi dans cet océan à la température parfaite, même Ga sait y rentrer sans grimacer, c’est dire !!!  Une petite pause tamales (semoule, poulet, algues dans une feuille mais) nous fait le plus grand bien !

   

Apres s’être armées contre la probable invasion de moustiques de la nuit tombante, nous arrivons à Ventanilla.  Le site est dit « éco-touristique » avec ses jolies maisonnettes en toits de chaume version mexicaine.  Nous y mangerons des produits régionaux et prendrons une douche à la scoute à la lueur de la lune : sur un tapis de galets et à l’aide d’une grande bassine d’eau… Steph y laissera également, le lendemain, sa première touristita au fond d’une feuillée deux étoiles !

Nous sommes à 50 mètres de l’océan, un vent agréable rend la température idéale.  Le ciel est splendide et scintille plus que jamais, comme s’il y avait une pluie torrentielle d’étoiles !

Bon annif Emo ! En lieu et place  d’un gros gâteau crémeux et dégueux version mexicaine, on offre à Emo une mandarine surmontée de 4 bougies d’anniversaire retrouvées par hasard dans le Kway de Steph ! Notre petit geste semble quand même lui faire plaisir !

Le son des vagues qui déferlent régulièrement et terminent leurs courses sur un bout de rocher finira par bercer notre sommeil, allongées dans notre fidele Marmot, nous rêvons déjà à la baignade du lendemain…

Jour 2 : mardi 4 janvier 2011

   Le réveil en douceur nous laisse découvrir une vue magnifique : l’océan à perte de vue sur une plage déserte ! L’endroit est calme et tranquille, l’air y est agréable et le plat de fruit délicieux ! Nous faisons la rencontre d’Amandine, belge de 27 ans qui voyage également mais dans une toute autre dimension : un mois et demi en Californie dans une enroule « Marijuana » pour se faire plein de tunes, voyage en stop,…

   Aprèm « on the ocean », où nous nous laissons embarquer sur un bateau pour 3 heures de découverte… Nous y ferons la rencontre d’un guapo aux beaux yeux et à l’accent anglais parfait, André qui s’était pris surement de pitié pour un anglais de Manchester typique : la peau blanche et les cheveux roux, l’air sérieux et pas un mot d’espagnol : l’anglais n’est-il pas après tout langue internationale ??  Cette ballade en mer nous fera découvrir une côte sauvage, des tortues et une bande de dauphins où l’un d’entre eux nous tirera même sa révérence en faisant un magnifique jump, mieux que dans les films !

Soirée calme  au camping où nous dégustons langoustines et poissons fris pour le plaisir de nos papilles

Mercredi 5 janvier

Apres une nuit light dû aux ronflements féroces de notre ami Emo, les billets de retour pour cette chère capitale achetés, cela nous laisse une demi-journée pour profiter de la plage : nombreuses baignades, un brin de lecture et de bronzettes, pescadillas, causettes,…

Vers 17 heures, après un rapide rangement et surtout une bonne douche, nos cheveux frôlant presque l’état d’algues maritimes, nous faisons nos adieux à Ventanilla et ses habitants du moment pour rejoindre Puerto Escondido. 

Quasi arrivées à destination, la route est complètement bouchée.  Tout le monde est hors de sa voiture et l’épicerie du coin bat son plein, le malheur des uns faisant le bonheur des autres !

Il est un peu moins de 18h et le soleil disparait lentement derrière une rangée de cocotiers… La lumière s’adoucit sur ce paysage magnifique : d’un côté les montagnes de la Sierra Sur, de l’autre les palmiers et cocotiers dressés à l’enfilade devant cet océan et cette plage sans fin. Le passage en voiture étant impossible, nous faisons rapidement nos adieux à Emo, embarquons nos sacs dar-dar sur notre dos et traversons le pont pour rejoindre le lieu du blocage.

L’air est très chaud, heureusement une fine brise d’air nous rafraichit suffisamment pour permettre à nos gibolles désentraînées de fouler plus rapidement l’asphalte.  Apres 20 minutes de marche, nous traversons le lieu du blocage, nous ne sommes pas seules, des dizaines de gens font de même dans un sens ou dans l’autre…  «  Stop à la corruption, Senor X fuera ! »

On se précipite alors vers le premier taxi que nous apercevons, son collègue nous propose de couvrir la course pour 70 pesos.  Pas le choix, ni le temps de négocier, on grimpe sans trop réfléchir.  Il faut faire vite si  nous ne voulons pas payer 1500 pesos dans le vent.  

Steph bredouille qqls mots au chauffeur pour lui demander si nous allons arriver à temps mais surtout pour lui montrer que nous parlons et comprenons l’espagnol !  Le chauffeur  à l’accent terrible, semble plus concentrer pour répondre à la radio que sur la route à suivre.  Nous gardons le silence, chacune avec nos « bad flip » et nos scénarios cata que nous gardons pour nous pour ne pas effrayer davantage l’autre… 

Ouf, nous arrivons devant le terminal de bus et nous avons même un peu d’avance ! Mais voila, avec notre bol, le chauffeur décide de retarder de 3 heures notre départ à cause de ce fameux blocage !

Ce séjour à la Costa peut donc se résumer en qqls phrases ( pour Auré )

Chaleur parfois suffocante, eau rafraichissante, vagues gigantesques et courants agréables.

Surfeurs de Shorbreaks, mannequins du Brasil, vendeuses de pescadillas, tamales, bijoux et autres, jongleurs de balles ou de bâtons de feux, musiciens à la Bob Marley,…

Ciel étoilés, vent salvateurs de nuées de moustiques, piqure d’abeille qui a fait doublé de volume le pied de Ga.

Village paisible, périodiquement shooté et planant grâce la récolte douteuse d’un crash d’avions de narco-colombien sur la cote.

Tam-tam, rastas, piercing : toujours surfer sur le bon cote de la vie : «  Don’t worry, be happy ! »

6 Jan

Hymne a DHL,

Ayant recupere (deja) le sac de Gaelle hier, nous voulions profiter pour dedicacer ce petit mot a DHL express...

Commencons par disserter sur le mot express, c'est une nition tout a fait subjective me direz vous ?  Et vous avez raison... Pour nous belges dans le besoin, on se dit que c'est l histoire de 3/4 jours, mais pour dhl et la douane mexicaine, express a une raisonnance tout autre.  pour eux, une semaine de vacances pour le sac de gaelle, ce n est pas plus mal, d'autant que c'est un hotel trois etoiles, ou il nous a fallu payer la modique somme de 900 pesos. 

Nous voudrions leur signifier notre sympathie en leur proposant un nouveau nom de bapteme afin que les gens ne se meprennent plus sur leur service...

Que pensez vous  de DHL et en plus cela fonctionne dans les trois semaines  : " Definitivement hyper lent" soit " Definively high looser" y " definitamente hyper lento" !

Nous leur rajouterions bien une petit lettre en plus : du style "DHLI " ou I pour incompetent ! En effet, nos nouveaux sacs sont arrives grace a pas moins de

10 000 coups de telephone avec une personne a chaque fois differente qui ne veut pas nous donner la personne d avant

200mails

18 promesses que le sac est sorti de la douane et arrive le lendemain

10 stations de dhl visitees pour trouver notre sac ( dont la derniere, renseigner sur internet qui n existait meme plus !!!)

Terminons par une note plus positive, 

nous avons profiter du lift d'un ami de Dani Emo, pour aller feter la nouvelle annee dans un petit pueblo de Oaxaca.  En trois mots, Oaxaca rime avec

paysages a couper le souffle ,

terres arides recouvertes d'arbustes et de cactus,

regions oubliees du temps ou les bergers promenent leurs betails sur les flans des montagnes et se deplacent a dos d'ane,

chaleur suffocante est le prix a payer pour rejoindre les plages paradisiaques peuplees de tortues, dauphins et autres faunes splendides ...

 

 

 

30 Dec

Mission Back Packs

Après cette petite mésaventure, il était très facile de dénombrer les affaires que nous possédions : un T-shirt, un jogging, nos sous-vêtements du jour, nos chaussures aux pieds ainsi qu’une paire de lunettes de soleil Serengeti, rescapées de justesse du naufrage.  Le lendemain matin, aux alentours de cinq heures du matin, il nous était donc très facile de faire notre sac en une demi seconde (oui oui même pour Ga ) ! Tout le superflu était rassemblé dans un beau sac en plastique : nos cuissards, un beau pull offert a chacune par notre sauveur, nos belles déclarations de vols de la police ainsi que 70 pesitos.  « Voyagez léger qu’il disait », voila qui est chose faite… Mais peut-être un peu trop léger a notre goût. C’est ainsi que nous avons décidé de lancer un appel à l’aide pour que l’aventure continue et que nous soyons rapidement « on the road again »…

Effectivement, oui cela était le plan initial.  Nous nous sommes donc attelés à la tâche afin de réaliser la liste la plus complète possible.  Ainsi, nos mamans bouclèrent « the new travel bag » en un temps record.  Elles ont fait cela comme des vraies professionnelles, malgré le désordre qui règnent dans nos  chambres.  Les recherches parfois intenses ont été fructueuses.  Il ne manquait PLUS que les éléments plus spécifiques :

  • Grâce à notre « chef Tchatch de la salle » JM, la Seeonee, nous a permis de nous refournir en matos de camping. Nous les remercions d’ailleurs pour leurs conseils et la rapidité du service.
  • La pharma, où « Super Marie » a également réuni en une fraction de seconde les médocs essentiels à notre survie dans ce pays hostile. Notez jusqu’à ce jour que malgré nos galères, nous n’avons pas encore eu le plaisir d’avoir la visite de la Señorita Tourista bousie d’intestins alors que nous avons déjà goûté à la délicieuse Mexican Street Food.  On touche du bois en écrivant ces mots…

Le sac bouclé, empaqueté, non sans mal, dans des caisses à banane, les bagages sont conduits chacun à leur assurance respective.   Que nous appellerons, Ethmerdias  pour Gaëlle et IrakNonAssistance pour Steph. 

Soulagés, nos parents nous avertissent fièrement de leurs prouesses : «  Ca y est, c’est fait, on va enfin pouvoir souffler ».  «  Great, on se dit qu’il n’y a plus qu’à attendre nos bagages, cela nous laisse donc 2-3 jours, le temps qu’ils arrivent, pour profiter (encore et encore) de la région. »

Après quelques jours passés à Mexico D.F., nous reprenons tout doucement confiance mais c’est encore loin d’être gagné ! Une ruelle étroite et déserte et on a peur de tomber dans un guette à pan ! Un regard insistant et on accélère le pas ! Et à la nuit tombée, tout devient suspect : un geste, un regard, un mot et on s’imagine tout de suite les pires scenarios !

Mercredi 22 décembre : Taxco

Cela fait maintenant une semaine que notre mésaventure nous est arrivée ! Nous avons donc decidee de prendre un bol d’air frais à la campagne  pour nous changer les idées de ces tracasseries administratives.  Nous avons mise sur Taxco, une ville minière, accrochée aux flans des montagnes à une heure trente de bus de Cuernavaca.  L’architecture est dans un style colonial, les barrières des terrasses sont en fer forgés et des petites ruelles en pavés essayent, tant bien que mal de se frayer un passage entre les maisons… Les taxis, qui pour la plupart sont des vieilles coccinelles, et les camionnettes bus, redoublent d’efforts pour essayer d’escalader ces ruelles particulièrement escarpées.

La ville est touristique et agréable, il y a plus de bijouteries que de vendeurs ambulants à Mexico, c’est peu dire ! Depuis la statue de Christo qui surplombent la ville, on a une vue imprenable sur Taxco et les montages qui l’entourent.

 

Taxco est un mélange d’hotels de luxe, de commerces et de vieilles maisons inachevées en beton.

A notre arrivée à Taxco, la faim nous tiraille les entrailles.  Apres s’être éloignée de la place du Zocalo ( qui signifie la base en aztèque) surplombé par l’imposante cathédrale Santa Prisca, nous tombons sur un petit buibui.  Nous ne serons jamais réellement ce que nous avons mangé car nous avions montré du doigt le plat du voisin, mais nos papilles s’en souviendront !

Une fois rassasiée, en route pour le Christo.  Là, nous admirons qqls minutes le superbe panorama qui s’offre à nous.  Ensuite, nous descendons par un petit chemin champêtre à l’ombre des arbres qui se poursuit ensuite par une descente d’escaliers au milieu d’une ville de contrastes : de belles maisons avec terrasses très soignées, côtoient de pseudos maisonnettes en béton et taules ondulées traversées par un fouilli de lignes électriques. 

De retour au centre, nous nous offrons une petite glace que nous dégustons sur un banc au soleil sur la place du Zocalo.  Il est bientôt l’heure de rentrer à Cuernavaca, la nuit tombant assez vite.  Une fois là-bas, nous faisons rapidement nos courses au Superama, un temple de la consommation pour se préparer un bon spaghett´philadelphia recette maison Mum’.

Vendredi 24 décembre : la Navidad

Après une journée de transports en communs, de courses, d’Europ-Assistance, nous arrivons avec Uriel et son papa à Cuernavaca pour fêter la Navidad.  Sur le chemin, impossible de ne pas s’arrêter pour acheter la bouteille de coca-cola et le paquet de cigarettes, les deux drogues qui font tant de dégâts au Mexique. 

Notre cadeau de Noël généreusement offert par le parrain de Ga : un nouvel appareil photo : «  Bonjour Nikon S3000, nous espérons que tu feras plus long que le précédent ». 

18h30 : on s’affaire dans la cuisine, le chef Coq Uriel doit préparer son ensalada Padrissima ( super bien en mexicain) selon les dires de sa maman.  Steph est chargée de décortiquer le big tas de pistaches alors que Ga s’occupe de laver la salade.  Et croyez nous quand on vous dit que c’est un long processus ici ! Rien avoir avec la salade préparée de chez Delhaize où la demi-seconde nécessaire pour ouvrir le paquet est le temps qu’il faut pour la préparer.  Non, ici, chaque feuille est lavée séparément et avec le plus grand soin.  Ensuite, elle trempe avec ses comparses dans une eau désinfectante pendant 15 minutes et enfin on la sèche.

Pour les petits curieux désireux de réaliser la salade du chef Urielito, voici les ingrédients secrets :

  • Purée de pommes avec un zeste de vanille comme vinaigrette
  • Salade verte
  • Tomates
  • Pistaches
  • Fromage bleu

Ensuite, en attendant le reste de la famille, nous jouons à un dessiner c’est gagner pour découvrir les nombreux animaux du Yucatán : tarentules, serpents venimeux, les tatous, les cocodriles, les singes ainsi que la technique pour replier et dormir dans un hamac.  Pour l’occasion, nous héritons d’un superbe hamac mauve qui, d’après les dires de Gabi, nous sera indispensable, si nous ne voulons pas nous réveiller avec un serpent lové sur notre ventre !

Vers 21h arrivée de la famille Adam’s comme l’appelle Gabi.  Sa sœur, son mari, leurs deux enfants et pour finir l’Abuelita et son chihuahua Ursula.  Ils arrivent avec une tonne de nourritures et des cadeaux.  Tous sont très sympas et nous recevons une belle écharpe d’Urielito et un collier bracelet typiquement Mexicano de la sœur de Gabi.  Apparemment, ces bijoux sont du « high standing », style Chanel nous dira Gabi le lendemain, en voyant, un peu horrifiée que Ga fait la vaisselle avec sans précautions,…

Ensuite, en contre partie, faute d’arrivage de bons colis belges, nous offrons une toute mignonne carte de Feliz Navidad et nous cuisinons, comme promis, des bonnes crêpes à la belge.  Complètement à pouffe, car no balance, mais qui malgré tout ont remporté un franc succès.  Un mini scorpion nous accompagne durant la cuisson…  Cette bestiole fascine tout autant qu’elle nous fait peur ! Heureusement, non mortel vu sa taille, mais pour le moins très douloureuse.

 

Nous avons pu goûter quelques spécialités mexicaines : le mole, sorte de bouillie brunâtre qui est un mélange de langoustines, chocolat, algues, chile,…  Résultat surprenant mais pas encore trop mauvais.  Une sorte de ratatouille con atún y chile, de la viande préparée ultra grasse, sweet potatoes, mélange bizarroïdes de betteraves rouges avec beans,… Le dessert, un gros gâteau meringué a fait la joie des mexicains mais pas trop la nôtre.

La soirée fut agrémentée de qqls incidents : le pavo, dinde, qui s’est retrouvé au sol car le plat à éclater sous la chaleur du feu (malgré l’avertissement de Super Ga), un carreau cassé par Cabat, le grand labrador noir et un verre de vin renversé dans l’ensalada d’Uriel lui apportant une petite touche de couleurs supplémentaires.  Evidemment, facile de dire que c’est la faute des deux belgas, on en profite pour rigoler un bon ptit coup…

Chouette Noël donc !!!

 Dimanche 26 décembre 2010 Tepotzlan

 

  

Réveil matin 7h00.  Aujourd’hui, plan on BOUGE ! Direction Tepoztlan, lieu mythique de la naissance de Quetzalcóatl, le dieu des serpents aztèques.  Village enclavé autour de superbes falaises dans un parc naturel.  Le lieu est magique.  La pyramide construite en l’honneur de Tepoztécatl, le dieu de la fertilité, est située en haut d’une falaise de 400m. Premier exercice physique depuis le jour dont on ne peut pas parler, nous retroussons nos pantalons et resserrons nos lacets,… C’est parti pour 400m de grimpette sur un chemin fort sympathique qui sillonnent entre les arbres à l’aspect « little jungle ».  La montée est escarpée, quelle bonheur de sentir son cœur battre à nouveau pour oxygéner nos ptits muscles et éliminer les toxines de la Navidad…

  

Après une bonne heure de dure montée (si on avait pas fait tant de photos, on l’aurait fait, of course, plus vite !), nous arrivons On the Top, accueillies par une famille de mammifères à longues queues et longues griffes (avis aux connaisseurs)!  La vue est superbe et les rapaces règnent en maîtres sur les sommets des montagnes environnantes !  Qu’il est bon de se retrouver « into the presque wild » ! Selon nous fait un bien fou et nous donnes encore plus le goût et l’envie de partir à l’aventure ! 

Nous attendons donc avec impatience nos chers sacs : un est coincé à la douane Mexicaine et l’autre en Belgique à cause de cette foutue neige ! Il nous reste plus qu’une chose à faire, attendre, attendre, attendre, attendre,….

Fin de journée sans encombre, nous regagnons nos quartiers bien avant la tombée de la nuit, no stress donc.  Soirée tranquille autour d’un bon plat de pâtes et douche à l’ancienne avec un sceau et un gobelet ! Il était temps, car la capa de protección devenait, légèrement, malodorante! Le ventre repu, les cheveux propres, nous nous endormons du sommeil du juste !!

 

  

  

 

   

Lundi 27 matin

Retour à la dure réalité des tracasseries administratives, bien oui pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer !!!

Alors que le coup de phil (salut philou que tal ?) de vendredi de notre señor d’Europe Assistance Mexique, nous assurait qu’il suffisait d’attendre jusque lundi pour que le sac de Ga soit libérer de la douane, nous apprenons qu’il n’en est rien.  Sans 3 documents dont ni nos parents, ni les assurances en Belgique, ni même à Mexico, n’ont entendu parler, le sac est condamné à rester à la douane pour un séjour inderterminé !

Nous nous rendons alors au cybercafé pour tenter de mettre les choses en ordre…

Le lendemain, on nous confirme que tout est en ordre et que le sac arrivera, à domicile, le mercredi ! Nous en profitons alors pour faire un ptit tour dans le Jardin Borda qui, pour votre culture générale fut la propriété d’été des empereurs Maximiliano de Hasburgo y Carlota de Bélgica…  Nous terminons la journée en faisant nos adieux à Gabriela et une fois arrivée dans cette capitale qu’on commence à connaitre presqu’aussi bien que Barcelona, nous avons le plaisir d´être invité par Erik et Dani à goûter la spécialité mexicaine préférée d’Erik, à savoir les TACOS !  Il nous explique que certains sont fait avec du cerveau, de la langue, des yeux et on vous laisse imaginer le reste…  On respire un bon coup et on se lance dans l’aventure.  C’est ainsi qu’on débarque, au milieu de nulle part, devant un bel étale qui sent bon le tacos !

Résultat DELISIOCA !!!      

Nous vous passons les détails des deux journées suivantes qui furent ponctuées d’appels à DHL, à Europe Assistance Mexique et pour finir en dernier recours à Joël, notre magicien qui su faire enfin bouger les choses.  Aux dernières nouvelles, nous croisons les doigts pour récupérer nos bagages demain au bureau de DHL aéroport !!! Que les dieux aztèques, mayas, incas, chrétiens, protestants, musulmans, indous,… soient avec NOUS !!!    

Test des tacos reussi, nous sommes de vraies mexicanas, merci Erik !!!!

 
27 Dec

Joyeuses Fêtes, Feliz Navidad,

On vous souhaite le meilleur pour cette année à venir et à nous aussi d'ailleurs wink

On vient de passer la Noël dans notre famille d'acceuil (on va l'appeler comme cela wink)! Et on a même recu des cadeaux smiley

La galère n'est pas encore tout à fait finie....

Mon sac est bloqué à la douane au Mexique et celui de Steph en Allemagne à cause de la neige!  Son sac est parti avec un jour de retard par rapport au mien car Europe Assistance à refuser de laisser passer les médicaments, les chocolats pour remercier notre famille d'acceuil et l'appareil photo! Trop risqué d'après eux!  En attendant les quelques chocolats dans mon sac sont passés sans problèmes et le retard que le sac de Steph a pris fait qu'il est coincé en Belgique pour un petit temps encore vu l'air polaire qu'il y a pour le moment en Europe!

A+ les malus,

Have fun in the snow for us wink

PS: qlq photos sur l'onglet école!

19 Dec

Salut les amis,

Alors voici un peu le plan B qu’on a prévu pour les 2 mois à venir .   On va rester dans la super famille qui nous accueille jusqu'à la Noel (Navidad).

Les amis de Dani, nous ont passé pleins d’habits, c’est assez drôle on vous fera un défilé ;-)

                 

                                                

 

Ensuite, dès qu’on recevra nos sacs (parfois ca sert les assurances ;-) on ira en back packer (sac au dos) jusqu'à la ville d’Oaxaca, où il y a pleins de sites archéologiques à visiter et de belles choses a voir.

Et puis, direction la cote pacifique, histoire de décompresser un peu ;-) Et oui on a décidé d’abuser un peu et de surfer la wave comme il se doit ; -)

Une fois bronzées, le moral remonté à bloc et devenues de vraies surfeuses winneuses (enfin surtout Steph ;-), direction Cancun pour récupérer nos passeports, qui avec beaucoup de chance, seront déjà là, après un délai de seulement 3 petites semaines ;-) Vive l’administration belgo-mexicaine ;-)

Ensuite, 4In nous rejoint et nous descendrons en direction de notre projet à Entre Rios au Guatemala où nous resterons 2-3 semaines. 

Après, à nous Flores et Tikal pour un peu de tourisme.

Enfin, on s’arrêtera à Copán en Honduras pour aller ensuite tout droit au Costa Rica où on compte bien reprendre le vélo.  Cette fois, ca sera de la bricole version hispanique, nous n'avons plus envie d’être trop tape à l’œil avec nos belles sacoches Ortlieb et notre beau vélo que l'on aimait pourtant tant et qui était au top pour ce genre d'aventure.  La stratégie : se fondre dans la masse !! 

Si vous avez des infos, quelles qu’elles soient, n’hésitez pas à nous en faire part !

A +

Les cyclogaleriennes, momentanément sans vélo, même sans pneus, on est gonflée à bloc!

 Les voladores de Papantla    

Pour plus de photos et suivre notre visite de l'école, RDV dans l'onglet école!

 

      

 

17 Dec

Hola todos,

Queríamos decir 1000 gracias a la maravillosa familia CARRETO-SOLIS, a Gabriela, Dani & Eric y Uriel!  Si todos los mexicanos estaban como  ellos, México sería un paraíso! Acogernos como si estábamos de la misma familia! Gracias por la ayuda, por las atenciones,  las conversaciones, los consejos y mucho más.

Y también muchas gracias al Dr Alejandro Perea. Nos ha salvado la vida y ha hecho tanto para ayudarnos.

Aunque tuviéramos una malaventura en Mexico, sabemos que los Mexicanos son increíbles. Que padre de país!!!!

14 Dec

Salut les amis,
On vous écrit rapidemment pour vous dire tout d´abord un énorme MERCI pour vos messages de soutien ! Cela nous a remonté le moral de vous savoir derrière nous !

Pour ceux qui ne le seraient pas, hier, lors de notre premier vrai jour de vélo, nous avons été braquées par 4 hommes dans un pick up.Ils nous ont menacé avec un couteau et une batte.  Nous n´avons pas eu, alors, d´autre choix que de tout leur laisser.  Il nous reste donc un t-shirt (steph j'ai sauvé ton cadeau de NY que je portais sur moi et Ga a sauvé son t-shirt de Siurana, qué suerte) , un pantalon, nos baskets et lunettes de vue pour ga et de soleil pour moi et surtout le plus important : LA VIE. 

Mais se retrouver d´une minute à l´autre sans rien d´autre que nos habits et 70 pesitos, est une sensation que nous ne souhaitons à personne. Ces dernières heures ont donc été un peu dures pour nous! Heureusement nous sommes entourées de gens super gentils.  Un medecin nous a reccueilli juste après l´agression et nous a aidé à faire toutes les démarches admimistratives ( bien que tout a fait inutiles mais obligatoires pour avoir un nouveau passeport ).  Vous devriez voir la non réaction et l´indifférence des policiers et des autorités municipales : impossible de téléphoner en dehors de l´état, ni d´avoir une connection internet.  Nous avons passé des heures dans le bureau de la municipalité pour faire une déclaration. Le plus drôle c´est qu´il devait  faire une déclaration pour chacune mais comme il ne connaissait pas l´astuce du copier coller, il a du tout reécrire et nous tout raconter une seconde fois.  Une secrétaire est heureusement venue lui donner un coup de main car il n´arrivait pas à ecrire car les lettres du clavier étaient effacées.  Ensuite on est passé dans le bureau d´à côté pour tout recommencer et la le gars était encore pire.  Nous devions corriger ses fautes d´orthographe et lui épeler notre nom comme ca : S como señorita, T como thomas, R como ...... Vraiment incroyable ! Et enfin, nous avons du aller faire nous même une photocopie de notre declaration car il n´avait pas de photocopieuse.  Le medecin nous a donné 20 pesos pour les donner au policier pour qu'il ne jette pas directement la déclaration à la poubelle!  Nous avons donc bel et bien fait une croix sur nos affaires et faisons doucement le deuil de notre super bici que l´on aimait tant !  Alejandro, notre " sauveur" nous a herbergé dans sa belle maison de campagne ou nous avons tenté de dormir qql heures et de faire un mini point de la situation.  On ne sentait à la fois en sécurité : des milliers de serrures et cadenas en tout genre sur toutes les portes mais aussi cela nous faisait flippé. Le gars nous a raconté qu´il s´était fait cambrioler 7 fois, il avait donc investi dans une arme a feu et dans les cameras.  Lorsque nous sommes rentrées avec lui de la police il faisait nuit et il a fait un tour de la propriété arme en main et a fini son tour en tirant vers le ciel.

  Le lendemain réveil matinal pour se rendre à son cabinet ou nous avons pu avoir nos parents au telephone et internet.  Quel soulagement de retrouver un lien avec le monde extérieur.  Et puis quelle surprise d´avoir immédiatement des marques de soutien de vous tous !  Cela nous a fait super plaisir !

Merci donc pour tous vos messages, conseils et soutien !  Nous sommes bien décidées à continuer l´aventure.  Nous ne savons pas encore si cela se fera plutôt sac au dos qu'en bicyclette, nous nous laissons quelques jours de répis pour mettre les choses à plat, nous remettre de nos émotions et d´arranger l´administratif et le matos.

Nous vous embrassons bien fort,

Steph y Ga les cyclogaleriennes qui reprennent déjà du poil de la bête ( de lama c' est super costaud et chaud)

ps : désolé pour les accents et apostrophes, c´est super chiant à faire comme c´est un clavier querty

15 Dec

L'aventure Cyclogalere en a pris un coup..

Le cyclo n'a plus rien de vrai puisque les filles se sont fait braquées non loin de Mexico City... ; elles risquent donc de se concentrer sur le deuxième nom du site : galère..

4 hommes armés de couteaux et équipés d'un pickup les ont menacés et ont pris toutes leurs affaires.. vélos y compris.

Il ne leur reste plus rien, à peine 5 euro.. une copie du passport de Stéphanie et plus rien pour Gaëlle..

Bien entendu, la famille vient de leur envoyer un peu d'argent !  Ce soir, elles vont dormir dans la famille qui les avaient accueilli à Mexico City.

Plus de news très prochainement surement, par elle ou par moi même.

 

Petite pensée pour les deux filles donc..

 

Christophe, son frangin.

11 Dec

Salut les amis,

Voila voila, apres un voyage en avion de 15h, une journee qui n´en finissait pas ( reveil a 4h30 du mat et coucher a mexico city a 5h heure belge),nous voici arrivees sans soucis a Mexico !  Dans l´avion, nous avons tente de recupere nos 172 heures de sommeil manque, nous avons lu (merci cedric), manger de bonnes choses (meri 4in), au moins 5 repas alors aue notre depens energetique ne devait pas etre loin de 0,45 cal/heure et regarder des supers films americain en espagnol, histoire de se remettre dans le bain.  Nous avons egalement fqit la rencontre d un couple de retraite francais qui partent en tandem coucher ( hep, je vois que ca en fait sourire et rever au moins hein , ) pour info ced, ils ont fait venir leur velo du canada, apparement le meilleur endroit pour trouver des velos comme ca ) et qui en sont au moins a leur 10zieme voyage ! tres sympa et drole de les entendre , rien a faire, c est une autre culture ( sans vouloir te vexer jerome ; )  )

Arrivee sur le sol mexicain, on se fait embarque a la douane dans une piece a part, ils veulent notre carte d identite et notre trajet, on s imagine deja se faire fouiller de la tete au pied comme de vraies terroristes. Mais au final, on lui montre notre carte routiere du mexique, il y jette a peine un coup d´oeil,nous dis que c´est ok et apres s etre inscrit sur un registre dont on ne sait pas tres bien de quoi ca parle, on est "libere" .

En 5 minute on sort de l aeroport, un taxi grande nous attendra pres de l entree. Une belle camionnette se presente a nous, le taximam super sympa s est bien decarcassepour nous amener jusque chez daniela ( une amie a noelle , merci noelle !!!!!).  pendant plus de 45 minutes nous traverrsons la ville et decouvrons son balai incessant de voitures, pont, croisements, ses centaines d affiches publicitaires.  nous arrivons a destination saine et sauves malgre les depassement pas tres catholique de notre ami le chauffeur. nous sommes accueillies comme des reines dans une maison de verriere tres cosy ! une bonne douche, un bon lavage de dent et daniela nous explique deja tout ce qu´on peut visiter !  

Il y a de quoi faire, c´est pour cela d´ailleurs que je vous laisse cher lecteur´il est 7h23 ici et ga vient de se reveiller ! Notre journee visite va pouvoir commencer !

Besitos a todos et merci pour vos messages et mails d´encouragement

Ga y Steph les aventurieres de mexico

9 Dec

Salut les amis,

Nous voici à 9h du départ, et l'on est presque prête! Les neurones chauffent, le coeur palpite, les yeux scrutent le moindre objet oublié! Vélo emballé, passeport préparé, l'essentiel quoi ! Ca sent déjà le bonheur ;-)

Ca y est demain, on décolle, notre projet se concrétise enfin (déjà diront certains)

Merci pour toutes vos marques de soutien,nous penserons bien à vous ! N'hésitez pas à nous laissez de vos nouvelles,

Besitos a todos,

Les surgonflés à bloc'

29 Nov

Notre premier article dans un journal!!!!!

l'avenir: pour lire l'article

Et dans la même foulée

le soir : pour lire l'article

Et l'interview sur Antipode par Agnès Tasiaux (Merci bcp Agnès!!!): appuyer sur play en bas à droite!

Un tout grand merci à Laetitia Cappuyns, créatrice de notre super affiche ! N'hésitez pas à faire appel à ses services en cliquant ICI

  

20 Nov

Vous vous demandez sûrement qu’est ce qu’on peut bien faire et penser à 20 jours de notre départ… Voici en vrac, quelques éléments de réponsessmiley

On peut bien vous avouer que c’est un peu la course en ce moment : entre les paperasses administratives, notre job, les présentations dans les écoles, les dernière courses à faire et les milles et un détails encore à régler…

Lorsque l’on fait la liste interminable des choses à emporter, on se demande si tout rentrera dans nos 4 petites soutes ! Il va falloir faire des choix stratégiques pour ne pas devenir une caravane hollandaise ambulante, ce qui nous obligerait à pédaler en descente pour ne pas reculer wink

Nous devons encore réaliser quelques ateliers « Mécano vélo » pour devenir de vrais pro’s débutantes cheeky ==> Merci aux ateliers de la rue Voot  (JP et sa team) pour cet apprentissage express, efficace !!!  Et oui, il faut bien savoir bidouiller un peu notre bécane « in case of ».  Sinon, nous serions obligées de suivre les conseils avisés de ce cher ambassadeur du Mexique qui nous proposait d’avoir une voiture balai en cas de crevaison devil hihihi !

Il nous faut également encore un peu le temps pour profiter de nos amis et de notre petite famille, de notre lit spacieux, du confort de la maison, de l’air pur belge! Mais les heures passent comme des secondes et le tic tac du compte à rebours est cette fois bien lancé…

Bref l’excitation est à son comble, ce qui nous oblige à compter les moutons le soir pour arriver à nous endormir.  Nous réalisons petit à petit dans quelle galère nous nous embarquons, ça va être tout simplement GEANT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!cool

10 Dec

Prochaine destination: Mexico city, arrivée prévue à 18h15 heure locale!

                                               

             

 

Voici les détails de notre itinéraire pour le Mexique : ICI/AQUI  n'hésitez pas à réagir!

 

 

 

 

25 Juil

Entrenament* Un : Retour de Wissant : juillet 2010

(* ceci n'est pas une faute d'ortho mais du catalan :-) )

Dimanche 25 juillet 2010

 

Départ du camping de Wissant où nous avons séjourné une semaine avec nos potes d’EP ! Après une séance photo réalisée par notre super voisin-concierge, nous prenons la route aux allentours des 13 heures et 4 minutes.  C’est partiiiiiiiiiiiiiii…..

 

Les routes sont assez plates, dans l’ensemble, avec quelques colinettes et de belles descentes.  Nous empruntons des départementales forts sympathiques où l’on trace à mort et de petites routes de campagnes pittoresques où l’on sinue beaucoup…

Nous atteignons Pitgam, notre premier lieu de dodo, dans les environs des 18 heures passées.  Le village semble désert mais nous repérons vite un affluemment de personnes aux alentours de l’église.  Nous accostons alors un couple de retraités pour qu’ils nous renseignent sur l'endroit où se trouve Mr le curé.  Nous leur expliquons que nous aimerions un petit bout de champ, de pelouse ou de jardin pour camper la nuit.  Ils nous emmènent à l’intérieur de l’église où s’organisait un concert.  Ils accostent la Maire Adjointe, faute de curé, qui semble horrifiée à l’idée de nous laisser sur la place du village : « 3 jeunes filles, ce n’est pas très prudent ».  Elle interpelle, à son tour, la Maire, qui se trouvait à l’autre bout de l’église.  Cette dernière, très enjouée par cette visite, trouve la solution de nous heberger dans le jardin de Jean, l'ancien Maire du village.  Comme par Micracle, Jean est également au concert.  « Mais qu’allez-vous faire durant les 2 heures de concert ?  Venez voir le concert, je vous le fais à 6€ ».  Mais voyant nos regards quelques peu hésitant : «  Allez je vous l’offre, installez-vous au fond et rentrer vos vélos dans l’église ».  Autant dire, que si certains ne nous avait pas encore repéré, nos vélos à l’intérieur de l’église, on fini par nous griller…  Nous devenions l’attraction d’avant concert! Mais place aux artistes, pour deux heures de musique hautes voltige.  Ces 23 jeunes prodiges de Saint Petersbourg sont à couper le souffle, quel talent.  Violons, clarinettes, violoncelles, contrebasse, flute traversière ainsi que 2 chanteurs d’opéras nous font un concert classique  d’une grande beauté. La fatigue de notre première journée à vélo se fait sentir, nous devons lutter contre le poids croissant de nos paupières..

Jean nous présente sa femme qui est une dame charmante.  Ces derniers nous expliquent où ils résident et après avoir fait nos adieux aux délégations de la mairie, nous enfourchons nos vélos en direction de notre nouveau « chez nous ».  Sur le chemin, un chien s’est jeté à ma poursuite, rho le boulet ! Heureusement, mon mollet a été épargné de justesse par un réflexe « archaïque » de survie, grâce à l’emballement instantané de mon cœur, oufff.

 

La ferme de nos hôtes est très jolie, ils nous installent dans leur jardin.  Petite bouffe bien méritée après avoir monté nos tentes et un brin de toilette dans le seau.   L’herbe est parfaite, un vrai tapis tout molletonné, le ciel est dégagé et nous offre un coucher de soleil magnifique. 

 

Après quelques sommaires étirements, je fini les dernières lignes de mon compte rendu, Gaëlle dort déjà et Aline s’affaire dans la tente d’à côté.  Pendant ce temps, nos deux compères, Stephouille et Auré, ont rejoint, sans effort et sans embouteillages la Belgique.  Notre Steph (l’autre) vit la soirée la plus romantique qu’il soit : the propose ! Congratulations aux jeunes fiancés!

Time to go in Morphée’arms, good night et prions pour un temps sec demain !

 

Steph pour la team Wissant

 

Lundi 26 juillet 2010,

Lever 9h, petite causette avec la femme de l’ex-maire, un peu d’animation cela fait toujours plaisir !  Super sympa, elle nous fait découvrir son potager et les dizaines d’anciennes sortes de légumes qui y poussent.  On part vers 10h30 avec deux concombres du jardin ! Merci pour votre accueil !

Départ en direction de la côte belge.  Chemins le long des canaux, vent de face, on sent bien les quadris.

On a suivi la digue le long de la Panne, Koksijde jusqu’à la jetée de Nieuwport.  A la place de la pluie, la soleil nous a fait son apparition ! Pour midi, rien de telle qu’une bonne baguette langoustine, concombre, dégustée affalées sur les bancs ensoleillés de « La panne ». 

 

Reparti en direction d’Ostende, on se trompe de ravel et l’on suit l’Yser pendant plus d’une heure et demi.  Résutlat : nous sommes complètement perdu mais heureusement, un gentil flamand nous explique que l’on se trouve à Stuiverkenskerke, plus de 20 bornes au sud d’Ostende.  Le point de chute number two est abandonné, dommage on aurais pu te faire un ptit coucou Jozé, mais ce sont les imprévus de la route.  Nous nous décidons donc de nous arrêter dans le petit dorpje de Koekelaare parce qu’il fait faim et qu’après tout c’est un chouette nom Koekelaare.  Après quelques emplètes, un paquet de chips enfilé, nous rencontrons aux abords de l’église (c’est un signe), un retraité qui, bien gentillement, nous indique une parcelle de terrain, près d’un coin d’eau et du cimetière.  L’endroit est très pittoresque.  Nous lui demandons si nous ne risquons rien, il nous répond que normalement « non ».  Qu’il en soit ainsi, allons remplir nos bouteilles d’eau.  Au retour, nous voyons notre nouvel connaissance revenir avec une bonne nouvelle : « il nous a déniché un camp de Chiro (patro flamand) qui veut bien nous accueillir ! Merci Monsieur !  Nous y sommes accueilli comme des rois : souper chaud : potage, potée-épinard et comme désert une bonne salade de fruit.  Notre menu nous est servi à la table des intendants où nous mixons le flamand, l’anglais et le français pour communiquer, elle est pas belle la Belgique ! Pour couronner le tout, une bonne douche bien chaude pour notre corps meurtri.  Quel délice !

 

 

Nous terminerons la soirée à observer des danses folklo sur des rythmes flamands endiablés.

Time to sleep ! À demain cher journal…

Ga pour la team Wissantaise,

 

Mardi 27 juillet 2010,

 

 

Après une bonne nuit (enfin pour Aline et Ga car moi, l’hypersensible au bruit ait entendu les cuistots parlé all night), on a droit un petit déjeuner royal de chez royal : omelette, bacon, saucisses, fromage, choco (nutella et côte d’Or, au choix ! ), confitures, pain frais, jus de pommes et d’orange.  Fort sympathiques ces Chiro ! On s’en donne toutes à cœurs joies pour faire le plein d’énergie.

Départ 11h, pas très sérieux tout cela mais qu’importe, quels bons moments !

Nous voilà en route pour Brugge, en mois de deux heures, on y rentre par les remparts, waww quelle belle ville.  Pleins de mondes  (dont plusieurs cyclotouristes), sur la grand place, on y entend toutes les langues ! Ville animée, on mange notre « souper prévu de la veille » dans le parc de la reine Astrid ? Mmmmmmmm c’est bon, surtout au soleil !

 

 

 

 

Direction Gand après une bonne heure trente de pause.  Cette fois, on suit le bon ravel qui nous amène gentiment et joliment le long d’un canal qui arrive directement à Gand.  Ga a mal au genou, heureusement c’est plat.  Nous finissons par trouver le centre de la ville, grâce à l’aide d’un beau policier, qui nous réserve tout son charme également.  La ville est un peu endormie, les durs lendemains de 10 jours de fêtes.  La pluie se met à tomber, parfait, signe que le moment du souper a sonné.  Faute de friterie ouverte, nous nous rabattons, un peu à contre cœur au Mac Do, où l’on finira par préféré son fameux désert Mac flurry plutôt que ces hamburgers.  Après avoir eu un peu de mal à se défaire d’un « clodo » qui voulait nous faire dormir dans une veille cave, nous rejoignons le canal de tout à l’heure.  Nous le prenons (mea culpa) dans le mauvais sens.  Oups, 30 min de perdu pour un retour pur et simple à la case départ.  Pour une fois, c'est Ga qui s'est rendue compte que c'était la mauvaise direction, comme quoi, tout arrive!  Nous demandons à un pompier, aux beaux yeux bleus, le chemin pour sortir de Gand.  Celui-ci nous souhaite « succes », pff cela ne présage rien de bon tout cela… Après 500m parcouru, nous sommes à nouveau dans le flou.  Nous arrêtons une gentille dame à vélo (avec des saccoches ortlieb, c'est déjà bon signe) qui nous indique le chemin dans un mix de 3 langues.  Elle décide pour finir de nous accompagner si l’on veut bien faire un léger détour par chez son fils pour lui déposer sa lessive (ahlala merci mamita on dit).  Elle nous met sur la bonne route vers Melle, ouff on est sauvé ! merci madame !

Une bonne demi-heure plus tard, nous arrivons à Melle que nous traversons pour rejoindre un petit village perdu entre l’autoroute de la mer et le chemin de fer.  Un vieux monsieur puant le cigare à des kilomètres à la ronde, nous indique une ferme.  La fermière (une vrai de vrai), nous autorise à mettre notre tente sur un ptit bout de champ.  Il est 21 heures, on s’installe, on se lave à la dure et puis un dodo bien mérité.  Demain, une dure journée nous attends, the road back home !

 

Mercredi 28 juillet,

 

Nous reprenons la route après un petit déjeuner compote.  La fatigue se fait sentir, le genou de Ga réclame du repos, mais nous devons continuer à rouler.  Ouff c’est le dernier jour !  Il fait beau mais le ciel est menaçant et les grondements de l’orage au loin nous font avancés plus vite.  La route se fait plus vallonnée, c’est bon signe, nous nous rapprochons de notre « chez nous ».  Une bonne ciabatta-américain à midi pour nous énergiser, il faut tenir la distance !! Nous faisons un bout de route avec un garçon qui est parti depuis 40 jours de son chez lui (on a jamais compris d’où il venait) et qui rejoint Paris.  Vers les 16 heures, nous voici à Halles, le temps d’un petit goûter vite fait et d’une visite à l’info tourisme pour avoir une carte du bois de Hal et nous sommes repartis pour la dernière ligne droite, du moins pour Ga.  Après de rudes montées interminables, un bout de tarte aux cerises, au milieu des bois, nous aide à tenir les derniers kilomètres.  Avec ces derniers regains d’énergie, nous atteignons Colipain, soulagées. 

Après un bon vrai gouter réparateur, Aline et moi décidons de terminer le voyage jusqu’à nos maisons respectives.  C’est ainsi qu’en un peu moins d’une heure trente, nous rejoignons Rixensart puis Céroux-Mousty.  Wawwwwwww un bon bain et un bon dodo !

We did it mais surtout, et le plus important, nous avons adoré ce premier trip.  Quelques réglages à faire du côté du vélo, des culottes à porter, de l’ostéopathie,… mais dans l’ensemble, on se sent presque prêtes... 

Le rythme de ces quelques jours, les routes empruntées, les personnes rencontrées nous font déjà rêvée pour le voyage à venir…  Notre projet devient peu à peu réalité.  Ce n’est plus le moment de faire demi-tour, on est trop impliquée à présent, comme si on avait fait les premiers pas dans un chemin de non retour !

Alors voila, c’est officiel cette fois, l’aventure est  lancée !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!